Bouygues espère un retour à la normale dans les télécoms en 2016
Objectif 2016. Ebranlé par trois années de guerre commerciale dans la téléphonie mobile en France, Bouygues Telecom devrait avoir achevé son plan d’adaptation et d’économies en 2016. Martin Bouygues, le PDG du groupe de construction et de communication qui porte son nom, a indiqué hier, lors de la publication des comptes semestriels, s’attendre à revoir une croissance «significative» de l’Ebitda de l’opérateur de télécoms à cet horizon. En attendant, Bouygues Telecom continue de souffrir: au premier semestre 2014 son chiffre d’affaires réseau a plié de 8% à 1,94 milliard d’euros et son Ebitda a chuté de 29% à 332 millions d’euros.
Pour ce retour à la croissance du résultat, Bouygues ne pourra pas trop compter sur un coup de pouce de la concurrence. Echauffé pendant plusieurs mois par des négociations croisées entre les différents acteurs, le secteur est revenu au calme, dans sa configuration avec quatre opérateurs. «Sur la consolidation, pendant l'été, il ne s’est rien passé de particulier», a reconnu Martin Bouygues hier, tout en réaffirmant ne pas avoir reçu d’offre pour Bouygues Telecom. Orange et Iliad ont toutefois examiné le dossier de près avant l'été, avant de reculer pour des questions de concurrence et/ou de prix.
Si les télécoms restent le principal point noir du groupe, les autres métiers apportent peu de consolation. Ils ont tous connu une baisse de leur résultat opérationnel courant au premier semestre. Outre l’incertitude concernant l’avenir de LCI, le résultat opérationnel courant de TF1 a chuté de 30%, celui de Bouygues Immobilier a baissé de 15%, la construction a perdu 24 millions de résultat opérationnel (-11%) et Colas a creusé ses pertes à 114 millions. «Le marché français a été plus difficile au premier semestre avec un ralentissement des commandes publiques à la suite des élections municipales, en particulier dans la route, la raréfaction des très grandes affaires et un attentisme renforcé sur le marché du logement», a expliqué Bouygues.
Et le second semestre ne s’annonce guère plus dynamique. Conséquence: pour l’ensemble de l’année, Bouygues s’attend à une baisse de 1% à 2% de son chiffre d’affaires, alors qu’il l’escomptait jusqu’ici proche de son niveau de 2013.
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