Bolloré et Renault font cause commune dans le véhicule électrique
A en croire Renault et Bolloré, l’essor du véhicule électrique et de l’autopartage «n’est pas une option, c’est une révolution incontournable». Un an après la signature d’une lettre d’intention, les deux groupes français ont joint le geste à la parole afin d’«allier leur complémentarité» grâce à la signature hier par leurs patrons Carlos Ghosn et Vincent Bolloré, d’un accord de partenariat dans ce domaine prometteur.
Pas de doute pour le PDG du constructeur automobile, «nos savoir-faire respectifs nous permettent de nous renforcer mutuellement».
L’accord est triple. Il s’agit tout d’abord de coopération industrielle, de par l’assemblage à compter du second semestre 2015 dans l’usine Renault de Dieppe de véhicules Bluecar de Bolloré, pour l’heure fabriqués en Italie. Un nouvel atelier de montage sera spécifiquement créé en Seine-Maritime, Bolloré se félicitant des gains attendus tant en termes de qualité que de coûts. Mais alors que la production de Bluecar devrait poursuivre sa progression, à 2.500 unités attendues en 2015 contre 1.400 cette année, le groupe diversifié n’entend pas délaisser l’Italie, les deux sites étant sans doute nécessaires pour faire face à la montée en puissance de l’activité, vers Londres et Indianapolis en 2015, et pourquoi pas Singapour espère Vincent Bolloré.
Car les nouveaux partenaires ont également convenu de la création d’une coentreprise (détenue à 70% par Bolloré) destinée à «vendre des solutions complètes d’autopartage de véhicules électriques en France et en Europe». Les nouveaux réseaux feront la part belle aux véhicules Renault (dont la Twizy à Lyon et Bordeaux cette année), pour représenter «dès que possible» 30% de la flotte. Enfin, Bolloré a confié à Renault la réalisation d’une étude de faisabilité portant sur la conception et la fabrication en France d’un nouveau véhicule urbain électrique à 3 places (4 pour l’actuelle Bluecar). Un modèle qui «pourra également être commercialisé auprès des particuliers, des entreprises et des collectivités», selon les nouveaux partenaires.
Les détails financiers de l’accord restent mystérieux, dépendant particulièrement du niveau d’activité effectif. «Nous ne nous fixons pas de limites» a tout de même avancé Carlos Ghosn, rappelant les 4 milliards d’euros d’investissement déjà consentis par l’alliance Renault-Nissan dans le véhicule électrique et les 2 milliards du groupe Bolloré dans le stockage d’énergie.
Plus d'articles du même thème
-
Anthropic en dévoile un peu plus sur son introduction en Bourse
Anthropic a dévoilé lundi 26 octobre son formulaire S-1. Il sera le premier laboratoire d'IA de pointe à faire l’objet d’une cotation publique, devançant OpenAI. Il aura le statut de société d'intérêt public, une structure juridique qui l’oblige à concilier des objectifs de rentabilité et des intérêts publics plus larges. -
Le Parti communiste chinois se réunit pour assurer la continuité de sa politique
Réunis pour le 5e plenum du 20e Congrès, les responsables du PCC devaient se concentrer sur les règles de gouvernance du parti de façon à préserver la légitimité de ses décisions et à poursuivre sa politique de développement. Au détriment de l'Europe et des Etats-Unis. -
Les investisseurs de référence comptent de plus en plus lors des introductions en Bourse
Leur présence explique en partie le choix des offres à prix fixe pour quatre des cinq opérations de 2026. Si les parcours boursiers sont difficiles pour quatre des cinq IPO, cela ne devrait pas décourager les postulants à la Bourse.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
Réforme de Parcoursup, rénovations, classes moins chargées : les concessions du gouvernement en réponse aux lycéens
Malgré l'annonce de quinze mille places supplémentaires et de prêts massifs pour rénover les établissements, les syndicats maintiennent la pression et appellent à manifester -
La Suède dans l’impasse après les échecs du centre et des socio-démocrates à former un gouvernement
Le Parti du centre a annoncé qu’il n’était pas parvenu à conclure un accord de gouvernement, plus d’un mois après des élections législatives très serrées. -
Sur un fil17 octobre : à l'Assemblée nationale, une commission d'enquête déjà en sursis
La commission d’enquête sur les violences des 17 et 18 octobre est déjà au bord de l’échec, une semaine à peine après son lancement. En contestant la répartition des postes de rapporteurs, le RN boycotte les travaux et contraint l’Assemblée à chercher une issue en urgence