BlackRock veut des conseils d’administration diversifiés
BlackRock innove en publiant pour la première fois ses priorités, pour 2017-2018, en tant qu’investisseur de long terme. «Nous sommes trop souvent jugés sur nos seuls votes d’opposition en assemblée générale, explique Edouard Dubois, responsable du marché français, BlackRock Investment Stewardship. Or, nous nous inscrivons dans une démarche de création de valeur, pour faire évoluer par le dialogue les comportements et la transparence des entreprises sur le long terme.»
Le leader mondial de la gestion d’actifs avec plus de 5.000 milliards de dollars d’actifs veut pousser les sociétés mondiales à modifier leurs pratiques environnementales et à diversifier leur conseil d’administration. La composition du conseil, son efficacité et sa responsabilité demeurent une priorité absolue pour BlackRock. Il se penche notamment sur la féminisation des conseils. Le gérant d’actifs compte peser sur les entreprises pour qu’elles ouvrent leur conseil à une plus grande diversité de profils «au niveau de l’expérience, de l’expertise, de l’âge, de la race et du genre». BlackRock estime que des conseils variés «prennent de meilleures décisions». Le groupe américain encourage aussi l’élection annuelle des administrateurs, l’évaluation des conseils et le respect du principe «une action-une voix».
Viser le long terme
En matière de changement climatique, BlackRock, qui travaille avec la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) du Conseil de stabilité financière (FSB), va questionner les entreprises pour savoir où elles en sont. «Nous voulons avoir des éléments consistants, poursuit Edouard Dubois. Si les entreprises françaises donnent déjà beaucoup d’informations en raison des contraintes légales, c’est loin d’être le cas dans le reste du monde». Si BlackRock estime que ce risque n’a pas été suffisamment pris en compte, il votera très probablement contre la réélection des administrateurs jugés les plus responsables de la surveillance des risques.
Quant à la stratégie, BlackRock veut depuis longtemps qu’elle soit articulée sur le long terme. Mais avec les évolutions macroéconomiques et politiques, le gérant d’actifs leur demande d’actualiser leur stratégie face à ces événements extérieurs.
En matière de rémunération des dirigeants, BlackRock souhaite une politique étroitement liée à la stratégie de long terme. Il est notamment favorable à une augmentation des salaires des dirigeants en ligne avec celle des salariés, sauf raisons particulières.
Plus d'articles du même thème
-
Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
En marge de la présentation de son plan stratégique, la banque de la Défense a annoncé la nomination de Benoit Grisoni en tant que directeur adjoint des activités de banque de détail en France. Un mouvement qui va dans le sens du rapprochement entre le réseau SG et BoursoBank. -
Moscou met Nestlé et Auchan sous administration temporaire russe dans le pays
Un nouveau décret de Vladimir Poutine, signé jeudi 17 septembre, autorise le transfert des actifs de plusieurs sociétés tricolores, dont Auchan, à une société russe. -
Le fonds de pension de l'Etat de New York défend les résolutions d'actionnaires face à la SEC
Le contrôleur financier de l'Etat demande aux sociétés cotées américaines de continuer volontairement à inscrire les résolutions d'actionnaires dans leurs documents de vote.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionPolitique fiction : pour la présidentielle de mai 2027, un recours existe
Emmanuel Combe : « Faites le calcul avec un taux à 6 %, puis à 7 %. La charge de la dette cesse alors d'être une ligne budgétaire pour devenir LE budget. L'Etat ne finance plus des politiques publiques : il finance ses créanciers, et emprunte pour les payer » -
Vents contrairesFace au choc énergétique, la croissance mondiale résiste mais l’Europe décroche
Les tensions sur le marché de l'énergie ont été compensées par l'IA mais alimentent l'inflation. Cette nouvelle donne ne profite pas à l'Europe, où les États paient leur important niveau d'endettement -
« Le travail rend libre » : le député RN Jean-Philippe Tanguy s’explique
La phrase, extraite d’un discours tenu samedi 19 septembre à Vierzon (Cher), a fait le tour des réseaux sociaux. Jean-Philippe Tanguy estime n’avoir « rien dit de mal ».