BG Group tire à son tour les conséquences du recul des cours du pétrole depuis l'été dernier
BG Group se prépare à des conditions d’exploitation toujours difficiles en 2015. Afin de tenir compte du repli significatif du cours des matières premières et particulièrement du pétrole depuis l’été dernier, le producteur britannique de gaz naturel a enregistré au quatrième trimestre 2014 une dépréciation d’actifs de 5,94 milliards de dollars (5,25 milliards d’euros) après impôts, entraînant une perte nette de 5 milliards de dollars sur la période et d’un peu plus d’un milliard sur l’ensemble de l’année.
Plus des trois quarts du montant total déprécié concernent ses activités australiennes, 13% proviennent d’une révision en baisse de ses réserves en Egypte et le reste est lié à un réajustement de valeur d’actifs situés en mer du Nord, en Tunisie et aux Etats-Unis.
Cette dépréciation d’actifs explique en grande partie la progression de 13% de son endettement net qui atteignait 12 milliards de dollars au 31 décembre 2014, soit 41,2% des fonds propres, contre 33,2% un an plus tôt. S’il propose un maintien de son dividende au même niveau que celui de 2014, BG a l’intention de diminuer cette année de 25 à 35% ses investissements par rapport aux 9,4 milliards de l’exercice écoulé. Cette réduction sera accompagnée d’une baisse de 10% de ses dépenses d’exploitation, ce qui inclura des suppressions de postes, a précisé le groupe gazier qui a déjà réduit ses effectifs d’environ 15% l’an dernier.
Sa structure de bilan devrait être renforcée par la cession au premier semestre 2015 d’un gazoduc australien pour environ 4,5 milliards de dollars et par la perspective d’une croissance organique de ses volumes de production estimée entre 7 et 14%. «Mais cette hausse se situe en bas du consensus et le taux d’imposition d’environ 45% anticipé par la société est plus élevé que prévu», relèvent les analystes crédit de BNP Paribas.
Comme la note à long terme «A-» du producteur gazier a été mise en décembre dernier sous surveillance négative par S&P, l’agence américaine «est susceptible de dégrader cette note d’un cran à BBB+ avant l’entrée en fonction du nouveau directeur général Helge Lund le mois prochain», juge le bureau d’analyse de la banque française. L’ex-patron du pétrolier norvégien Statoil va prendre la tête d’un groupe resté sans directeur général depuis près d’un an.
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