Belvédère trouve un accord à l’arraché avec ses principaux actionnaires
A la veille d’une assemblée générale qui s’annonçait mouvementée, un accord a finalement été trouvé hier entre Belvédère et son actionnaire de référence le marocain Diana Holding, allié au groupe vinicole Castel, afin de préserver l’indépendance de son conseil d’administration. Ce rapprochement fait suite à l’entrée au capital d’un nouvel investisseur, La Martiniquaise Bardinet, propriétaire du porto Cru ou du whisky Label 5.
Le nouvel arrivant a déclaré détenir, via sa holding de contrôle, 6,8% du capital et des droits de vote de Belvédère à la date du 26 juin. Ceci en fait le deuxième actionnaire du propriétaire de Marie Brizard derrière Diana (17,31%), mais devant Castel (5,66%).
Auditionné par le conseil d’administration, Jean-Pierre Cayard, président du directoire de La Martiniquaise, a confirmé que son groupe était entré au capital «en tant qu’actionnaire de long terme, sans agir de concert avec l’un des actionnaires existants ou avec un tiers». Il n’exclut pas d’amasser davantage de titres Belvédère, sans vouloir toutefois en prendre le contrôle. Le conseil a accueilli favorablement le projet de partenariat industriel proposé par ce nouvel actionnaire et il recommandera de voter en faveur d’une résolution prévoyant la nomination de Jean-Pierre Cayard comme administrateur.
Le conseil propose donc désormais aux actionnaires de mettre en place un conseil de dix membres comprenant, outre le représentant de La Martiniquaise, un administrateur nommé par Castel, trois administrateurs pour Diana Holding et cinq administrateurs indépendants. Si cette composition est approuvée aujourd’hui en assemblée générale, cette instance proposera le renouvellement de Benoît Hérault comme président, doté de droits de vote double, la vice-présidence du conseil étant proposée à Rita Maria Zniber, PDG de Diana.
«Aucune des résolutions de révocation d’administrateurs inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée n’a désormais lieu d’être», précise le communiqué de Belvédère. Ces demandes, qui émanaient de Diana Holding, avaient été vivement dénoncées par l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) qui craignait une prise de contrôle rampante, ainsi que par les trois principales agences de conseil aux investisseurs, Glass Lewis, Institutional Shareholder Services (ISS) et Proxinvest.
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