AccueilNewsEntreprises
Apple échappe à une amende potentielle d’un milliard de dollars aux Etats-Unis
Apple échappe à une amende potentielle d’un milliard de dollars aux Etats-Unis
Dans un procès en nom collectif, le groupe californien a été blanchi hier d’accusations de comportement anticoncurrentiel dans la musique numérique.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Yves-Marc Le Réour
Apple a cette fois convaincu le jury du bien-fondé de ses pratiques. Le groupe a été blanchi mardi par la justice américaine des accusations de comportement anticoncurrentiel dans le secteur de la musique numérique, à l’issue de trois semaines d’un procès en nom collectif (class action) tenu à Oakland, en Californie. Les plaignants, des particuliers et des entreprises ayant acheté des baladeurs numériques iPod de 2006 à 2009, estimaient que des mises à jour répétées du logiciel de téléchargement iTunes avaient restreint la compatibilité de la musique achetée.
Ils argumentaient que ces changements répétés empêchaient d’autres boutiques en ligne de musique, potentiellement moins chères, d’adapter leurs propres systèmes assez vite pour que les morceaux proposés puissent être écoutés sur un iPod, obligeant de facto les détenteurs de ces appareils à faire leurs achats sur iTunes. S’estimant lésés, ils réclamaient 350 millions de dollars (280 millions d’euros) de dommages et intérêts; la législation américaine autorisant le cas échéant le juge à tripler cette somme, Apple s’exposait donc à devoir leur verser plus d’un milliard de dollars.
Une déposition de l’ex-président et fondateur d’Apple Steve Jobs, enregistrée quelques mois avant sa mort, a été diffusée lors du procès. Steve Jobs indiquait dans cet enregistrement qu’Apple était «très inquiet» des mesures potentielles de rétorsion des maisons de disques si les morceaux achetés dans sa boutique iTunes et téléchargés sur un iPod étaient ensuite copiés sur un autre ordinateur. Il devait donc faire évoluer régulièrement ses mécanismes de protection contre la copie (DRM) pour contrer les pirates.
Après trois heures de délibéré hier, le jury a considéré à l’unanimité que les mises à jour d’iTunes constituaient de véritables améliorations et que les plaignants n’avaient pas subi de dommages du fait de ces changements. La présidente du tribunal en a donc conclu qu’Apple n’avait pas violé les lois fédérales antitrust. Ceci contraste avec la décision prise l’an dernier sur les livres électroniques, un juge de Manhattan ayant alors conclu à une manipulation de prix de la part d’Apple, qui visait à affaiblir le leader Amazon.
Apple s’est félicité de l’issue de ce procès. «A chaque fois que nous avons mis à jour ces produits, et chaque produit Apple au fil des années, nous l’avons fait pour améliorer l’expérience de l’utilisateur», a déclaré le groupe de Cupertino.
Le spécialiste californien des logiciels a signé une lettre d'intention pour un nouveau tour de table, porté par son investisseur historique Coatue. Les nouveaux capitaux, qui succèdent à d’autres importants financements, doivent être consacrés à l'accélération de sa stratégie dans l'intelligence artificielle.
La faiblesse du marché chinois et la hausse des coûts d’approvisionnement ont pesé sur les résultats du constructeur suédois durant le trimestre écoulé.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
La proposition visant à éradiquer le tabagisme chez les jeunes soulève un dilemme : comment conjuguer interdiction et accompagnement pour vaincre une addiction enracinée dans la psychologie et la précarité
L’ancien maire du Grand Manchester a été désigné, ce vendredi, nouveau leader du Parti travailliste. Il deviendra lundi le septième Premier ministre britannique en dix ans, en succédant à Keir Starmer.