Air France-KLM entretient la flamme de l’espoir
Alors qu’avec le plan Transform 2015 Air France-KLM ne joue rien de moins que sa «survie» selon le directeur financier Philippe Calavia, le transporteur aérien a redonné hier au marché des raisons d’espérer. Le titre a bondi de 18,56% à 4,618 euros.
Le groupe a dévoilé une contraction plus forte qu’attendu de la perte d’exploitation courante, à 66 millions d’euros contre 145 millions il y a un an. Sur fond d’une progression de 4,5% du chiffre d’affaires (6,5 milliards) et de 6,1% de la recette unitaire au siège kilomètre offert pour le transport de passagers (avec un effet changes de 2,5% et un coefficient d’occupation en hausse de 1,7 point à 82,8%). «Pour le moment le ralentissement économique mondial n’a pas atteint significativement l’évolution de notre chiffre d’affaires», a souligné Philippe Calavia. Ce climat a plus sensiblement pesé sur l’activité cargo, dont la perte opérationnelle passe de 14 à 62 millions d’euros. Celle de l’activité passagers en revanche se contracte de 140 à 47 millions, tandis que la maintenance affiche un bénéfice opérationnel passant de 23 à 40 millions.
La perte nette trimestrielle en revanche a fait un bond de 197 à 895 millions d’euros. Tout d’abord du fait d’une provision de 368 millions liée au plan de restructuration. Une charge dont l’essentiel concerne le financement du plan de départs volontaires, qui représente «la très grand majorité» de ce qui sera nécessaire, selon le directeur financier du groupe. La perte nette a été en outre creusée par un ajustement négatif de la juste valeur des instruments de couverture de la facture carburant à hauteur de 372 millions. Les résultats n’en demeurent pas moins «encourageants» selon Kepler.
Mieux, le groupe se targue de réservations «bien orientées» pour la saison estivale. En dépit des «incertitudes sur l’évolution de l’économie mondiale» ou de «la volatilité du prix du pétrole et de l’euro» qui «rendent les prévisions sur la fin de l’année difficiles», Air France-KLM table sur un résultat d’exploitation au second semestre supérieur aux 195 millions engrangés l’an passé. Sous l’impulsion notamment des «premiers impacts significatifs du plan Transform 2015», autour duquel le discours «reste ferme et déterminé», selon Natixis. De quoi favoriser, aux dires du groupe, un recul de la dette nette sur l’exercice (6,51 milliards à fin 2011, 6,24 milliards au 30 juin) et éloigner «définitivement» aux yeux d’Oddo le «risque de cassure des covenants».
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