Abertis s’engage dans le plan d’investissement autoroutier français
Abertis a chiffré à 590 millions d’euros sa participation au plan d’investissement du secteur autoroutier français signé au printemps dernier avec le gouvernement. Cette somme s’entend «en échange d’une prolongation moyenne de deux ans et demi des contrats de concession», a indiqué le groupe espagnol dans un communiqué adressée hier à l’autorité boursière espagnole (CNMV).
Abertis est propriétaire de 52% du capital de Sanef, aux côtés de différents investisseurs institutionnels comme Predica (12,42%), CDC Infrastructure (10%) ou Axa (9,93%).
«Cet accord avec le gouvernement français souligne la solidité juridique des contrats de concession dans ce pays et les progrès qui peuvent être obtenus dans le domaine des investissements dans un cadre de collaboration public-privé», s’est félicité le groupe espagnol, alors que les relations avec l’Etat français s’étaient fortement dégradées fin 2014 à la suite de la volonté de l’Etat de geler les tarifs.
Après un bras de fer de plusieurs mois, ponctué d’une action des différentes sociétés concessionnaires d’autoroutes devant le conseil d’Etat, un accord avait été signé au printemps dernier. Au total, le plan de relance autoroutier doit permettre 3,2 milliards d’euros d’investissements financés par les concessionnaires en contrepartie de deux ans d’allongement de leurs concessions, en moyenne. Les SCA doivent lancer des travaux sur tout le territoire dès cette année et 80% des chantiers doivent être ouverts dans les trois ans qui viennent. Les péages n’augmenteront pas en 2015 et le rattrapage de la hausse prévue par les contrats de concessions, de 0,57%, sera lissé sur plusieurs années.
L’accord prévoyait également le versement de 1 milliard d’euros à l’Agence de financement des infrastructures de transports de France ainsi qu’un abondement de 200 millions à un fonds de financement des infrastructures de la Caisse des dépôts. Enfin, il inclut une clause de «surprofits» prévoyant que les bénéfices enregistrés par les sociétés d’autoroutes 30% au-dessus d’un objectif cible déterminé soient reversés à l’Etat.
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