Wendel signe une acquisition d’envergure dans l’emballage
Un «fleuron du Mittelstand». C’est ainsi que Frédéric Lemoine, le président du directoire de Wendel, a qualifié Constantia Flexibles, le numéro quatre mondial du packaging flexible que la société d’investissement cotée vient de s’offrir. Le groupe autrichien compte plus de 3.000 clients dans le monde, notamment dans les industries agroalimentaire et pharmaceutique, plus de 8.000 salariés et 43 sites industriels dans 18 pays.
Constantia Flexibles a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros sur un marché encore très fragmenté. Sur les dix dernières années, la société a connu une croissance moyenne de 8,6% par an.
Des fonds conseillés par One Equity Partners (JPMorgan) et la Fondation Herbert-Turnauer, qui détenaient respectivement 75% et 25% du capital, ont accepté de céder la totalité de leurs parts à Wendel. «L’offre de Wendel valorise la société à 2,3 milliards d’euros soit environ 9 fois l’Ebitda 2014 estimé», explique la société dans un communiqué. «Compte tenu de la profondeur du marché de la dette et de la capacité de résilience de l’activité, nous pouvons utiliser un levier de 5 fois l’Ebitda estimé pour 2014», a précisé Frédéric Lemoine lors d’une conférence de presse téléphonique.
Wendel n’a pas vocation à conserver la totalité du capital, la société d’investissement souhaitant être un «actionnaire majoritaire». Des discussions sont donc en cours en vue de s’associer à des «actionnaires minoritaires significatifs». Un communiqué diffusé par One Equity Partners indique que la Fondation Herbert-Turnauer, qui gère les intérêts de la famille, «a l’intention de rester un actionnaire important de la société et discute actuellement avec Wendel d’un possible réinvestissement». Sous réserve d’obtention des autorisations réglementaires, la transaction devrait être finalisée au premier semestre de 2015.
Cette opération de transmission, la plus importante pour Wendel depuis 2007, survient quinze jours après l’annonce d’un investissement en fonds propres de 150 millions d’euros aux Etats-Unis (CSP Technologies). Avec les 700 millions d’euros investis en Afrique et cette opération annoncée en Europe, le groupe a potentiellement atteint les trois quarts de son objectif d’investissement de 2 milliards d’euros dans des sociétés non cotées sur la période 2013-2017.
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