Unigestion poursuit un rythme soutenu de levées dans le capital-investissement
Unigestion maintient un rythme soutenu de levées de fonds dans le capital-investissement, en dépit d’un contexte difficile au sein du secteur. Le gérant suisse, qui gère 10 milliards d’euros (dont un quart en France) dans les fonds de fonds de private equity (1,8 milliard d’euros), les actions, les fonds de fonds de hedge funds et la multigestion diversifiée, vient de lancer un véhicule dédié aux moyennes capitalisations en Europe.
Ce fonds, une Sicav luxembourgeoise dont la partie juridique vient d’être bouclée, «sera décliné sur le marché français sous forme d’un FCPR [fonds commun de placement à risque] non axé sur la France en vue d’offrir une diversification. Nous espérons avoir levé, d’ici le troisième trimestre 2012, plus de 250 millions d’euros, dont un cinquième pour la poche française», relève Christian Dujardin, responsable du développement dans les activités de capital investissement d’Unigestion.
Un fonds thématique, axé sur le développement durable, a réalisé un premier bouclage en juin. Le véhicule, qui a collecté environ 70 millions d’euros, vise un montant supérieur à 100 millions pour un bouclagedéfinitif fin 2012.
Par ailleurs, alors que le fonds secondaire, de deuxième génération, a été bouclé mi-2011 pour un montant de 190 millions d’euros, il est d’ores et déjà engagé à plus de 75%. «Un nouveau véhicule devrait être lancé début 2013», indique Christian Dujardin. Son montant devrait avoisiner les 100 millions.
La problématique «des levées de fonds est un sujet essentiel. Il y a en France beaucoup de petits fonds (entre 50 et 120 millions d’euros), surreprésentés. C’est sur ce segment que les dégâts vont être les plus sensibles», estime Christian Dujardin. Face notamment aux nouvelles contraintes réglementaires, «nos grands investisseurs institutionnels s’intéressent de manière croissante aux mandats sur mesure, qui représentent désormais plus de la moitié des encours gérés au niveau du groupe», ce qui n’était pas le cas il y a encore deux ans, relève Jean-François Hirschel, responsable marketing d’Unigestion.
Parallèlement, «nous sommes très intéressés par l’Asie, mais également très dubitatifs. Nous développons des relations, mais nous heurtons à des problèmes de gouvernance et de stabilité des gérants», indique Christian Dujardin.
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