UniCredit confie à Kepler une partie de ses activités sur les actions
Au lendemain de l’annonce d’une augmentation de capital de 7,5 milliards d’euros et d’un plan de réduction de coûts, UniCredit a choisi le groupe français Kepler Capital Market pour lui confier ses activités de recherche et de services d’exécution sur le marché primaire actions (equity capital market, ECM) en Europe de l’Ouest. Les termes financiers de l’accord sont tenus secrets.
La banque italienne confiera désormais sa recherche actions aux équipes de Kepler, qui devront ajouter 48 entreprises à leur univers de couverture pour atteindre un total de 508 titres couverts. La recherche du courtier indépendant proposera alors la couverture la plus étendue d’Europe continentale (hors Scandinavie), selon les communiqués de deux sociétés. «Cette couverture additionnelle va nous conduire à recruter quelques analystes, cinq maximum», a indiqué à L’Agefi un porte-parole de Kepler.
Cette partie de l’accord sur la recherche, la vente et le sales trading ne transfère pas automatiquement les clients d’UniCredit vers Kepler. Celui-ci devra donc aller les chercher lui-même. «Des clients d’UniCredit nous ont déjà contactés depuis ce matin (mardi)», assure le porte-parole.
Toujours dans les activités ECM en Europe de l’Ouest, UniCredit conservera ses activités d’origination pour ses clients mais chargera Kepler de la syndication et de la distribution à travers le monde des émissions corporate primaires et secondaires. Sa rémunération dépendra donc de la capacité d’UniCredit à monter des opérations pour le compte d’émetteurs.
«En 2010, UniCredit était le quatrième acteur pour les émissions d’actions en Allemagne, en Autriche et en Italie et la tendance était la même au premier semestre», indique-ton chez Kepler.
Theodor Weimer, le patron de la branche allemande du groupe italien, a indiqué que l’arrêt de ces activités entraînerait la suppression de 130 postes, dans le cadre du plan stratégique d’UniCredit qui touchera au total quelque 5.000 emplois. L’alliance n’inclut pas les activités de dérivés actions. UniCredit entend poursuivre ses activités ECM en Europe centrale et orientale.
Cet accord, qui devrait permettre à Kepler de prendre davantage d’envergure sur le marché du courtage, arrive à point nommé, le groupe ayant bouclé le mois dernier son augmentation de capital qui a permis de faire entrer BlackFin Capital Partners, la CDC, le Crédit Mutuel Arkéa et Banca Leonardo à hauteur de 49,9%.
Plus d'articles du même thème
-
La BCE veut poursuivre son resserrement monétaire
Au-delà de la hausse des taux déjà acquise pour le 10 septembre, la question est désormais de savoir si la Banque centrale européenne risque de les augmenter également le 17 décembre, voire le 29 octobre. -
Le marché des hybrides attire de nouveaux émetteurs
Les émissions de ces obligations subordonnées d’entreprises n’ont jamais été aussi précoces pendant la période estivale. Face à un environnement de taux incertain mais avec des spreads très serrés, certains émetteurs accélèrent leurs projets. Une tendance durable. -
Bic mise sur sa présence en magasin pour rajeunir sa marque
Le fabricant d'articles de papeterie, de briquets et de rasoirs, vise, dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2030, une croissance organique annuelle moyenne de 3%.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
« Ils sont hors cadre » : le BSW, ce petit parti de gauche allemand qui pourrait s’allier à l’AfD
Le parti fondé par Sahra Wagenknecht réclame un ministre-président sans affiliation politique et pourrait influencer les votes finaux -
RadicalisationExtrême droite : les leçons allemandes
Depuis une dizaine d'années, la droite allemande a musclé son discours sur l'immigration pour tenter de couper l'herbe sous le pied de l'extrême droite. Sans parvenir à freiner sa progression -
Réarmement allemand : « Avec l'AfD, un tournant militariste et nationaliste est possible »
Le mouvement d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) défend la hausse du budget de la Bundeswehr, mais dans une optique nationaliste à rebours des autres partis