Unibail-Rodamco-Westfield promet un retour du dividende en 2024
Le groupe Unibail-Rodamco- Westfield (URW) a présenté, mercredi, son plan stratégique à horizon 2024, qui donne la priorité au désendettement de l’exploitant de centres commerciaux ainsi qu’à son recentrage sur l’Europe, dans le but notamment de reprendre la distribution d’un dividende à compter de 2024.
«Après la réalisation de son plan de désendettement entre 2022 et 2023, plan qui comprend une réduction majeure de son exposition financière aux Etats-Unis, URW sera alors un des tout premiers opérateurs européens de centres commerciaux, avec un portefeuille d’actifs de grande qualité, aux performances élevées, situés dans les meilleures zones de chalandise des principales métropoles européennes», a indiqué le groupe dans un communiqué. URW anticipe un taux de dette nette sur fonds propres autour de 40% en 2024 et compte reprendre le versement d’un dividende pérenne à partir de 2024, au titre de l’exercice 2023.
Le plan stratégique d’URW prévoit par ailleurs un accroissement de la valeur de ses actifs. «Nous livrerons, d’ici à fin 2024, 2 milliards d’euros de projets engagés générant 125 millions d’euros de loyers nets stabilisés et nous ajouterons 1 milliard d’euros d’opportunités de développement à intégrer dans notre portefeuille de projets contrôlés», a indiqué Jean-Marie Tritant, le président du directoire du groupe, lors d’une conférence avec des journalistes.
Niveaux d’avant-crise
Concernant ses performances opérationnelles, URW a l’ambition de retrouver en 2024 des loyers nets, au niveau de ses centres commerciaux européens, et un excédent brut d’exploitation (EBE), au niveau d’un groupe qui sera essentiellement européen, comparables à ceux d’avant la crise sanitaire. «En 2024, on retrouvera un EBE de 1,6 milliard d’euros, avec une contribution marginale des Etats-Unis, contre 1,88 milliard d’euros en 2019 sur le seul périmètre européen», a précisé Fabrice Mouchel, le directeur financier d’URW.
URW compte également augmenter ses revenus issus de la publicité, de partenariats commerciaux avec les marques et de l’exploitation des données «en convertissant les 550 millions de visites en 2021 en une audience ‘qualifiée particulièrement attractive pour les marques’». Cette stratégie devrait ajouter 75 millions d’euros au chiffre d’affaires de la société en Europe d’ici à 2024, puis 200 millions d’euros d’ici à 2030.
La foncière a par ailleurs confirmé son objectif d’un bénéfice net par action ajusté compris entre 8,20 et 8,40 euros pour l’exercice en cours.
Mardi soir, l’agence d’évaluation financière S&P Global Ratings a relevé la perspective de la note BBB+ qu’elle accorde à URW, de négative à stable. «Le rétablissement progressif des performances opérationnelles de la société après les restrictions liées à la pandémie, associé à une exécution disciplinée de son plan de désendettement, permettrait à URW d’améliorer son ratio dette sur excédent brut d’exploitation, pour le porter à 13 ou moins au cours des vingt-quatre prochains mois, tout en maintenant son ratio dette sur capitaux propres confortablement inférieur à 55%», a expliqué S&P dans un communiqué.
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