Source place l’architecture ouverte au cœur de son offre
Malgré sa croissance, le marché européen des trackers, qui a enregistré 276 nouveaux ETF (fonds indiciels cotés) entre janvier et septembre d’après Lipper, reste inefficient. Selon Source, la plateforme d’ETF à réplication synthétique [performance de l’indice délivré via un swap de performance associé à un panier de titres: nldr], le marché européen des ETF ne représente que 274 milliards de dollars pour 1.546 fonds, contre 831 milliards et 1.052 fonds aux Etats-Unis.
«Près de 70% des gammes d’ETF en Europe ne sont pas rentables. Le marché est peu liquide et fragmenté à cause du lancement tous azimuts d’ETF en tout genre ne répondant pas forcement à une demande forte des investisseurs et cotés sur une multitude de places de cotation (18 en Europe contre 3 aux Etats-Unis)», affirme à L’Agefi Ludovic Djebali, directeur exécutif chez Source. C’est pourquoi nous concentrons nos ETF sur le LSE, Xetra et Six.» Selon Lipper, iShares, Lyxor et db x-trackers à fin septembre géraient dans l’ordre 260, 203 et 184 fonds. Source en compte 55 pour des encours sous gestion dépassent déjà les 6,5 milliards de dollars, mais se place dans le peloton de tête en terme de collecte sur 2010.
Surtout, depuis les problèmes rencontrés par certains promoteurs à l’automne 2008, Source a placé l’architecture ouverte au cœur de sa stratégie. «Nous mettons en compétition nos banques partenaires Morgan Stanley, JPMorgan, Merrill Lynch, Goldman Sachs et Nomura sur les accords de swaps. Cette architecture «ouverte» permet de limiter le risque de contrepartie au sein des produits et de créer une véritable mise en concurrence lors de leur création en disposant de prix de swaps beaucoup plus compétitifs que dans les modèles traditionnels en architecture «fermée» (une seule contrepartie)», ajoute Ludovic Djebali.
Le swap ne représente au maximum que 4,5% du profil de risque d’un ETF chez Source (avec une remise à zéro pratiquement tous les jours), et peut aller jusque 10% pour les architectures fermées. Du côté des ETF à réplication physique, le risque de contrepartie est lié notamment aux opérations de prêt-emprunt de titres, le promoteur étant amené à prêter les composantes de son portefeuille à un ensemble de contreparties. L’architecture ouverte a d’ailleurs inspiré iShares qui utilise désormais RBS, UBS et Credit Suisse comme contreparties de swaps.
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