Société Générale CIB adapte son organisation à la nouvelle donne
Modifier l’organisation de sa banque de financement et d’investissement (BFI) est devenu un exercice presque familier pour la Société Générale. La volonté de réduire la voilure suite à la crise de la zone euro a conduit Didier Valet, le nouveau responsable de SG CIB, et son adjoint Christophe Mianné à rapprocher certaines activités. Objectifs avancés: améliorer les synergies et se rapprocher de ses clients, a annoncé hier le groupe sis à La Défense.
Comme l’a révélé L’Agefi le 28 mars, la banque regroupe les activités de fusions-acquisitions (M&A) et le primaire actions au sein d’un pôle «corporate finance», destiné à ses grands donneurs d’ordres. Ce pôle, dirigé par Thierry d’Argent, jusqu’alors patron du M&A, proposera ainsi une offre intégrée, «de l’origination à l’exécution». SG CIB a également créé un département dédié aux institutions financières, dirigé par Pierre-Yves Bonnet, selon le même principe. Ces deux départements font partie de la division Relation clients et banque d’investissement.
Le deuxième axe majeur concerne les financements structurés (financements d’infrastructures, d’actifs, export, optimisation de dette, etc.). Ceux-ci fonctionnaient traditionnellement en silo, rapportant directement au responsable de la division global finance, Pierre Palmieri. Ils sont désormais regroupés dans une nouvelle ligne-métier «financement», dirigée par Matthew Vickerstaff, lequel reste sous la responsabilité de Pierre Palmieri.
Toujours dans la division global finance, deux autres lignes-métiers ont été créées: «énergie et ressources naturelles», codirigée par Federico Turegano et Jonathan Whitehead, et «marchés de capitaux», menée par Patrick Ménard. La première réunit les activités de financement des secteurs de l’énergie, du négoce, des métaux et mines. Elle travaillera de manière coordonnée avec les équipes des activités de marchés, la deuxième grande division de SG CIB. La troisième regroupe les activités de dette, notamment la titrisation, le primaire obligataire, les financements de LBO et le financement stratégique d’acquisition.
Enfin, dans la division activités de marchés, l’activité de taux est renforcée par la création d’une véritable ligne-métier fixed income & currencies, réunissant l’obligataire, les dérivés de taux et de change, ainsi que la trésorerie.
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