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Regain d’appétit pour les actions européennes
Regain d’appétit pour les actions européennes
Les actions européennes sont souvent considérées comme un marché à croissance modérée. Cependant, les flux d’investissement sur les actions européennes s’accélèrent cette année. La reprise de l’activité dans la région et des valorisations attractives attirent les investisseurs.
Les ETF européens sur actions du vieux continent ont collecté 9,7 milliards d’euros nets sur les neuf premiers mois de l’année, plus que les 5,9 milliards sur toute l’année 2023, et en contraste avec 8,6 milliards de sorties enregistrées en 2022.
Un marché source de diversification
Même si les indices européens se sont bien comportés en 2021 et 2023, les investisseurs ont surpondéré d’autres régions, en particulier les États-Unis, en cherchant à s’exposer à des thèmes dans la technologie. Lorsque les investisseurs regardent l’Europe aujourd’hui, ils voient non seulement des valorisations très attrayantes, mais aussi un marché qui offre de la diversification. Cela constitue une protection relative contre le risque de concentration qui peut apparaître sur des marchés tels que les États-Unis où les plus grandes entreprises sont toutes issues de la technologie.
Les dix premières capitalisations du STOXX Europe 600 pèsent 22 % de l’indice, contre 34 % pour les dix premières capitalisations du STOXX USA 500. La corrélation entre le STOXX EUROPE 600 et un indice de référence américain est de 0.55, un niveau faible que l’on n’avait pas vu depuis longtemps. Une corrélation de 1 signifie que deux classes d’actifs évoluent en tandem, tandis qu’une corrélation de 0.55 constitue une opportunité de diversification.
Des valorisations attractives dans un contexte plus favorable
Alors que le STOXX USA 500 est un tiers plus cher qu’en 2018 par rapport aux bénéfices attendus de ses composants, l’EURO STOXX 50 est resté au même prix, malgré un rallye de 75 % sur la période. Les valorisations européennes n’ont pas été aussi basses par rapport à celles des États-Unis depuis longtemps.
Bien sûr, les faibles valorisations sont un facteur attractif, mais il faut un élément déclencheur pour les transformer en bonnes valeurs. Ce déclic pourrait venir d’une amélioration de la situation économique. Le FMI prévoit une croissance de 0.9 % en 2024 pour la zone Euro, grâce à la consommation des ménages, soit près du double des 0.5 % enregistrés en 2023. La croissance devrait s’accélérer pour atteindre 1.5 % en 2025, toujours selon le FMI, convergeant ainsi avec celle des États-Unis.
Les GRANOLAS, champions du marché Européen
Malgré une croissance économique inférieure à la moyenne, les indices de référence européens ont été soutenus par des entreprises dont les revenus sont largement exposés à l’international, la croissance des bénéfices régulière et les bilans solides. Un groupe auquel on se réfère par l’acronyme « GRANOLAS ». Inventé par Goldman Sachs en 2020, l’acronyme est formé des initiales des 11 sociétés qui le composent : GSK, Roche, ASML Holding, Nestlé, Novartis, Novo Nordisk, L’Oréal, LVMH, Astra Zeneca, SAP et Sanofi. Le groupe représente environ un cinquième du STOXX Europe 600 en termes de capitalisation mais a contribué à 60 % des gains de l’indice cette année. Selon l’analyse de Goldman Sachs, il a même battu les « Magnificent Seven » américains sur une base ajustée au risque.
Contrairement aux « Magnificent Seven », les GRANOLAS constituent un groupe diversifié en termes de pays, devises et secteurs. Ses membres sont issus des industries de la technologie, de la santé, des biens et services à la consommation alors que les « Magnificent Seven » sont principalement des valeurs technologiques.
Une gamme d’instruments pour investir sur les actions européennes
Depuis leurs lancements en 1998, l’EURO STOXX 50 et le STOXX Europe 600 se sont imposés comme des indices de référence de la zone Euro et du marché paneuropéen respectivement. Avec près de 500 millions d’options et de contrats à terme négociés en 2023 sur Eurex, les dérivés sur l’indice EURO STOXX 50 sont parmi les plus liquides au monde. Bien que constitué de seulement cinquante sociétés, l’indice représente 60 % de la capitalisation boursière totale de la zone Euro. L’EURO STOXX 50 est composé des leaders de chacun des 20 super-secteurs ICB de la zone Euro, de sorte qu’il n’y a pas de surpondération dans une industrie particulière.
Avec 600 titres et couvrant 17 pays de l’Europe élargie, y compris la région nordique, le Royaume-Uni et la Suisse, le STOXX Europe 600 semble aujourd’hui s’imposer comme indice de référence européen comme en témoignent les flux dans les ETF et les volumes sur les dérivés. Eurex a enregistré des volumes de négociation record en août sur les options du STOXX Europe 600, avec plus de 685,000 contrats échangés, près de trois fois le volume du mois d’août 2023.
Le STOXX Europe 600 se décline en plus de 200 sous-indices ciblés, notamment sectoriels et de taille, mais aussi dividendes, stratégies et naturellement ESG, Climat, SRI, PAB ou CTB. La croissance de la liquidité sur le STOXX Europe 600 et son écosystème signifie que les investisseurs disposent désormais d’un large éventail d’indices de référence et de produits - ETF, fonds, produits structurés ou dérivés - afin de gérer leurs portefeuilles.
Pour en savoir plus, visitez STOXX.com
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