Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements de Sycomore AM
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L’Agefi : Pourquoi restez-vous confiant sur les marchés actions malgré des valorisations élevées ?
Pierre-Alexis Dumont : La Fed baisse ses taux, soutenant les actifs risqués, et l’économie américaine résiste aux tensions tarifaires et à une inflation encore élevée. Ajoutons l’essor mondial de l’IA et ses gains de productivité déjà constatés sur certaines activités, elle accélère par exemple la R&D médicale de 30 à 40%. Après les Etats-Unis, cette technologie se propage à l’Asie qui investit massivement pour rester compétitive et souveraine. Ces investissements soutiennent la croissance de demain et justifient les valorisations actuelles.
Qu’est-ce qui vous rend plus positif sur la Bourse japonaise ?
L'élection de Mme Takaichi est une bonne nouvelle inattendue. Contrairement à M. Koizumi, qui était vu comme plus conservateur, sa politique rappelle l'ère «Abenomics» avec des mesures budgétaires accommodantes et une banque centrale qui ralentit ses hausses de taux. Cela devrait bénéficier aux actions de croissance exportatrices, notamment celles liées à l’IA ainsi qu’aux banques et les secteurs domestiques de la construction et de l’immobilier. Les entreprises japonaises vont intensifier leur attention envers les actionnaires, avec une augmentation des rachats d’actions, et les valorisations restent attractives par rapport aux actions américaines. Tous ces éléments nous rendent plus optimistes pour le marché japonais à moyen terme.
La sicav d’accélération de sociétés de gestion indépendantes a fait entrer Axa, Crédit Agricole Assurances, l’Erafp, Société Générale Assurances et Suravenir à son tour de table.
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle