Natixis Global AM renforce son contrôle sur Ossiam, sa boutique d’ETF
Malgré les rumeurs de cession et de désaccords, Ossiam bénéficie toujours du soutien de son actionnaire majoritaire Natixis Global Asset Management (NGAM). «NGAM a augmenté sa participation en actions ordinaires dans Ossiam pour la porter à 58% il y a quelques semaines. C’est la première opération de ce type depuis son entrée à 51% en octobre 2010», annonce à L’Agefi Bruno Poulin, président de la petite société de gestion spécialiste des ETF-smart bêta (fonds indiciels cotés de stratégie).
«La croissance n’a pas été aussi rapide que prévu initialement, mais nous n’avons jamais eu l’intention d’abandonner le développement Ossiam qui dispose de produits et d’un dispositif opérationnel de qualité», affirme de son côté Geoffroy Sartorius, directeur général adjoint de NGAM, le pôle de gestion d’actifs de Natixis.
Avec ce nouvel apport, «NGAM soutiendra notre développement commercial et le lancement de nouveaux produits, après une première phase d’investissement qui nous a permis d’atteindre 2,2 milliards d’euros d’encours en quatre ans», indique Antoine Moreau, directeur général d’Ossiam. Les actionnaires ne détaillent pas l’opération et les moyens mis à disposition d’Ossiam, dont «les capitaux propres (étaient) inférieurs à la moitié du capital social» selon les termes de son assemblée générale extraordinaire de janvier dernier.
«Nous avons atteint l’équilibre fin 2014, après avoir quasiment doublé nos encours chaque année», préfère souligner Antoine Moreau. Entre 2010 et 2013, Ossiam a perdu 13,3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires cumulé de 3,9 millions d’euros, d’après les chiffres publiés au greffe. S’y ajoutent les millions d’euros injectés par NGAM à partir de 2010 pour compléter sa stratégie multiboutiques et mettre un pied dans la gestion dite «passive».
Destiné à devenir son pôle d’excellence du groupe dans les ETF, Ossiam n’a pas tenu toutes ses promesses. Le pacte d’actionnaires de 2010 prévoyait que NGAM puisse monter jusqu’à 75% du capital sous trois ans, selon le business plan dévoilé à l’époque par L’Agefi. La société visait aussi 5 milliards d’euros de collecte à cet horizon.
Au-delà des hypothèses, «nous avons lancé nos premiers fonds (dont Europe Minimum Variance et US Minimum Variance) à l’été 2011, en pleine crise grecque», rappelle Bruno Poulin. Depuis, Ossiam promeut ses produits en France, son premier marché, tandis que les équipes de NGAM Distribution sont censées prendre le relais à l’étranger.
Plus d'articles du même thème
-
Chine et Etats-Unis s'accordent sur la réduction des droits de douane réciproques
L’accord conclu concerne les produits de grande consommation chinois ainsi que les matières premières agricoles et le charbon américains. Au total, 60 milliards de dollars de marchandises bénéficieront de la clause de la nation la plus favorisée. -
Les dollars affluent vers les médicaments conçus par IA
Tandis que plusieurs composés thérapeutiques conçus par IA ont maintenant atteint le stade des essais chez l'homme, les fonds de capital-risque tout comme les groupes pharmaceutiques s'engouffrent dans cette spécialité. En l'espace de deux jours, plus de 500 millions de dollars ont été levés en trois opérations. -
Le Crédit Agricole s'organise pour financer la préservation des ressources naturelles
Après la santé et la transition énergétique, mais aussi l’immobilier, la banque verte met en place un pôle dédié au capital naturel, qui vise à faire travailler ensemble de nombreux métiers du groupe. L’annonce s’accompagne du lancement d’un fonds et d’une acquisition.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
« Les banques sont toutes détenues par des Juifs » : Jordan Bardella face à de lourdes accusations d'antisémitisme
Le président du RN et numéro deux de Marine Le Pen aurait tenu de nombreux propos antisémites dans des conversations privées remontant à 2013, révèle Mediapart. -
In extremisPour Emmanuel Macron, le pape valait bien une messe, finalement
Après avoir annoncé qu'il ne serait présent à aucun office religieux célébré par Léon XIV, le chef de l'Etat s'est ravisé pour assister à la dernière messe du pape en France -
Les élections sénatoriales ont des répercussions à Bruxelles, voici pourquoi
L’élection de l’eurodéputé Laurent Castillo modifie les équilibres précaires au Parlement européen