L’information et la technologie montent en puissance chez Nyse Euronext
La fragmentation de la liquidité et la réduction des volumes de transactions sur actions continuent de pénaliser Nyse Euronext. L’opérateur boursier a vu son bénéfice net au troisième trimestre chuter de 12,3% à 121 millions de dollars.
Sur les activités cash et cotation, le chiffre d’affaire net a baissé de 9% à 298 millions, suite entre autres à «la réduction tarifaire en Europe en 2009 et à la baisse des volumes de négociation sur les marchés au comptant américains». L’activité nette du pôle dérivés du groupe, encore bien portante au deuxième trimestre 2010, a marqué le pas, reculant de 5% à 188 millions sous l’effet notamment de la baisse générale des tarifs nets moyens par contrat des deux côtés de l’Atlantique et d’une baisse des négociations nettes et des revenus de compensation en Europe. Les activités dérivés et cash/cotations représentent 43% et 46% du résultat opérationnel total, hors frais de fusion et coûts de désengagement, contre 46% et 49 % un an plus tôt.
La détérioration des résultats du groupe aurait pu être pire sans le dynamisme de l’activité des services d’information et solutions technologiques. Après un bond de 20% de son activité nette à 113 millions au troisième trimestre, ce segment - qui est au cœur de la transformation du modèle économique de Nyse Euronext - pèse 11% du résultat opérationnel total, contre 5% un an auparavant. L’activité du fournisseur de solutions de trading Nyfix racheté en 2009 a nourri cette performance, tout comme les ventes de logiciels et les ventes mondiales de son infrastructure globale de transaction financière sécurisée (SFTI). Le groupe bénéficie aussi du succès de sa technologie de pointe au regard de la migration des bourses de Varsovie et des Philippines vers son système de trading UTP. La Bourse de Tokyo a choisi l’opérateur pour concevoir et sa nouvelle plateforme de contrats à terme.
Tandis qu’il précise qu’il va «pouvoir amorcer l’expansion de son activité de colocalisation» suite au lancement de ses deux nouveaux centres de données, le groupe joue encore la carte des partenariats innovants. La société vient d’ailleurs d’enregistrer auprès de la CFTC New York Portfolio Clearing (NYPC), sa joint-venture avec DTCC qui offre des services notamment de compensation sur instruments obligataires et dérivés et dont le lancement est prévu au premier trimestre 2011.
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