L’indice Libor dollar élargit sa base de contributeurs

Le panel passe demain de 16 à 20 membres, avec notamment BNP Paribas et Crédit Agricole CIB. Une concession aux banques d’Europe continentale
Alexandre Garabedian

Du sang neuf pour le Libor dollar. A compter de demain, le panel des banques européennes dont les contributions permettent de fixer chaque matin le niveau des taux interbancaires à court terme en dollar s’élargira de 16 à 20 membres. BNP Paribas et Crédit Agricole CIB, ainsi que la banque canadienne Nova Scotia et la japonaise Sumitomo, vont intégrer le cercle le 1er février. Les taux Libor servent de référence à l’équivalent de 10.000 milliards de dollars de prêts bancaires et à 350.000 milliards de dollars de swaps, selon la British Bankers’ Association, en charge de sa publication.

Les nouveaux arrivants donneront au panel une coloration un peu moins anglo-saxonne et permettront d’élargir la base d’un indicateur dont la pertinence est parfois critiquée. Sur les seize membres du panel, on compte aujourd’hui sept banques anglaises ou américaines implantées à Londres (BoA, Barclays, Citi, HSBC, JPMorgan, Lloyds, RBS), contre deux suisses (Credit Suisse, UBS) deux japonaises (Bank of Tokyo MUFJ, Norinchukin), deux allemandes (Deutsche Bank, WestLB), une canadienne (RBC), une néerlandaise (Rabobank) et une française (Société Générale).

Certains observateurs n’excluent pas, à moyen terme, une deuxième vague d’élargissement du nombre de contributeurs vers d’autres établissements venus d’Allemagne, d’Italie ou d’Espagne.

Car le passage de 16 à 20 membres, décidé en décembre, peut être vu comme une concession de Londres aux récentes démarches des banques d’Europe continentale. Le comité directeur (steering committee) de l’Euribor a en effet planché courant 2010 sur un projet d’indice dollar concurrent de celui du Libor. Un code de conduite a été rédigé et une définition proposée. Cet Euribor dollar aurait notamment intégré dans son fixing le spread de liquidité que les prêteurs appliquent aux emprunteurs mais qui n’est pas pris en compte dans le Libor dollar. «Pour le moment, le projet d’Euribor dollar reste dans les cartons, mais il n’est pas abandonné», glisse un banquier français.

Emanation de la Fédération bancaire européenne, basée à Bruxelles, les indices Euribor s’appuient aussi sur une base de contributeurs beaucoup plus large que celle du Libor: 44 membres depuis le 10 janvier. La Banque Postale et la finlandaise Pohjola viennent en effet de rejoindre le panel.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...