L’immobilier français devrait confirmer sa bonne santé en 2017
La poursuite de la reprise du marché du logement à Paris et en France amorcée depuis 2015 devrait à nouveau se confirmer cette année. «Les deux moteurs du marché résidentiel en 2016 devraient prolonger leur action en 2017 ; d’une part, les taux d’intérêt de crédit, bien qu’en légère hausse, resteront à des niveaux très bas propices à l’achat immobilier ; d’autre part, les mesures de soutien public, qu’elles concernent l’accession avec le PTZ ou l’investissement locatif avec le dispositif Pinel, sont prolongées en 2017. Quant aux prix, ils devraient augmenter sur les marchés recherchés et rester stables sur les marchés secondaires», a ainsi estimé hier Bruno Deletré, directeur général du Crédit Foncier, dans le cadre de la publication de l'étude annuelle consacrée aux marchés immobiliers résidentiels et tertiaires.
L’année 2016 a été marquée par une hausse du montant de crédits immobiliers acceptés hors rachats de 1,7% et de 28% en deux ans à 154 milliards d’euros, selon le Crédit Foncier. Ce niveau est le plus élevé depuis 2011, avec un nombre de transactions record sur le marché de l’ancien de 850.000, et avec un rebond des maisons individuelles neuves commercialisées de 19% à 133.000 et des logements construits de 10% à 377.000. Dans ce contexte, le Crédit Foncier anticipe une nouvelle hausse des crédits immobiliers de 4% à 160 milliards d’euros cette année, avec un léger recul des transactions sur le marché de l’ancien à 830.000. Ce dernier devrait enregistrer une nouvelle hausse des prix nettement plus forte en Ile-de-France (+3,6%) qu’en province (+1,9%).
Si l’investissement en immobilier d’entreprise est resté à peu près stable l’an dernier, avec un volume de 24 milliards d’euros, le Crédit Foncier prévoit qu’il se maintiendra à ce niveau encore cette année grâce notamment à un retour de la hausse des rendements dans le secteur «prime» en Ile-de-France. Le rendement «non prime» sur le marché francilien, actuellement à 4,5%, ainsi que celui du marché des régions (4,75% pour le «prime» et 7% pour le «non prime») devraient quant à eux rester stables. Si le stock locatif des bureaux franciliens a poursuivi sa décrue en 2016 pour atteindre 3,5 millions de m², un niveau proche de la moyenne décennale qui s’élève à 3,4 millions de m², la demande locative devrait rester stable sur 2017 à environ 2,4 millions de m², selon les prévisions du Crédit Foncier.
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