Les taux de rendement sur l’immobilier pourraient diverger en Ile-de-France
L’aversion pour le risque pourrait faire remonter les taux de rendement sur les actifs à rénover.
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Bastien Bouchaud
Les bonnes performances de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise ne s’enregistrent pas forcément sur tous les segments. Les investisseurs pourraient ainsi être tentés de discriminer de plus en plus entre les actifs core et les actifs value-add (à rénover) dans un environnement financier instable, considère Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL. «Une divergence des taux de rendement n’est donc pas à exclure, avec des actifs ‘core’ très recherchés, dont les taux pourraient encore se compresser, et les actifs ‘value-add’, sur lesquels les taux sont susceptibles de remonter à court terme.»
Dans l’immédiat, le tassement des rendements moyens se poursuit, à 5,13% sur l’ensemble des bureaux loués au deuxième trimestre 2016, d’après BNP Paribas Real Estate avec Immostat. «Il n’y a pas de raison de les voir remonter dans l’immédiat, la prime de risque demeurant élevée», précise Virginie Houzé, directrice recherches et études chez JLL. Avec une OAT 10 ans au rendement inférieur à 0,2% depuis le début du mois, les actifs prime du quartier central des affaires restent attractifs avec un rendement moyen de 3,25%.
«La demande est forte pour les produits sécurisés du fait de l’aversion au risque», estime ainsi Virginie Houzé. Pour les taux de rendement, «la tendance depuis le début de l’année est à la stabilité ou à un tassement marginal», conclut-elle.
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