Les rendements européens effacent leur récente poussée de fièvre
Le rendement du Bund allemand est repassé hier sous 0,2% et n’est plus qu'à 6 pb de son niveau de début novembre.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
La Banque centrale européenne a permis de détendre les rendements européens.
-
Crédit ECB / N. Kriese.
La Banque centrale européenne a permis de limiter l’effet Trump sur les rendements européens. Après s’être tendu à près de 0,4% mi-décembre, le rendement du Bund allemand à 10 ans est repassé hier sous 0,2%, à la suite de l’annonce par la BCE le 8 décembre de la prolongation de son programme de rachats d’obligations d’Etat au moins jusqu’à la fin de l’année 2017, à un rythme néanmoins réduit à 60 milliards d’euros par mois à partir d’avril. Le rendement du Bund ne dépasse plus que de 6 pb son niveau de novembre avant l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, tout en profitant de l’amélioration des perspectives mondiales.
Sa hausse sur la période est ainsi inférieure non seulement à celle de 77 pb affichée par le rendement des Treasuries américains 10 ans, mais aussi à celle de 15 pb subie par le rendement des obligations d’Etat japonaises de même maturité. Dans ce contexte, le spread entre le rendement du Bund et celui des Treasuries à 10 ans ne cesse de battre ses records historiques pour atteindre un niveau de 235 pb hier, ce qui a permis de faire reculer l’euro sous le seuil de 1,05 face au dollar. Malgré la baisse du spread avec les JGB japonais et le statu quo décidé par la BoJ en début de semaine, le taux de change de l’euro s’est néanmoins apprécié de 7% face au yen depuis le début du mois de novembre.
Les annonces de la BCE ont certes fait reculer le rendement du Schatz à 2 ans, mais moins que le Bund, avec un léger aplatissement de la courbe. «La politique de la BCE devrait permettre au taux 2 ans de rester stable entre -0,75% et -1%, alors que l’évolution de la partie longue dépendra de la prime de risque, et de l’amélioration des anticipations d’inflation», estime ING.
Ce mouvement de détente intervient malgré une montée du risque politique. L’écart de rendement avec l’OAT à 10 ans s’est écarté de 6 pb depuis 3 semaines pour atteindre 47 pb, et d’environ 10 pb avec les rendements italiens (BTP) et espagnols, sans pour autant revenir sur leur plus haut de fin novembre. «La hausse des émissions de titres d’Etat sur 2017 et une possible élection législative surprise en Italie au deuxième trimestre, juste après les élections présidentielles en France, forment un dangereux cocktail pour le spread BTP/Bund malgré la protection offerte par la prolongation des rachats de la BCE», alerte ING.
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
La probabilité d’une hausse de taux comme d’un statu quo en septembre est de 50%, alors que le rebond du pétrole a relancé les craintes d’une inflation persistante malgré un marché du travail au ralenti aux Etats-Unis. Les investisseurs scruteront l’inflation de juillet, publiée ce mercredi.
Après Alphabet sur le marché obligataire, Intel a bouclé une levée de 20 milliards de dollars à Wall Street. Ils ont tous deux profité d’une fenêtre de marché favorable après la correction de juillet. Nvidia a annoncé un accord de 500 milliards avec plusieurs fonds.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Le futur porte-avions français « France-Libre » doit être équipé de catapultes électromagnétiques, technologie américaine à laquelle Donald Trump vient de renoncer pour ses nouveaux porte-avions. D’après le ministère des Armées, cela ne crée « aucun risque » identifié
Un tremblement de terre de magnitude 7,7 a été enregistré dans l’est de l’Indonésie. Il a provoqué la mort d’au moins 40 personnes. L’alerte au tsunami a été levée
Les universités anglo-saxonnens trustent toujours le palmarès international du classement de Shanghaï. Néanmoins, 27 établissements français s’arrogent des places estimables, dont Paris-Saclay à la 13e place