Les paramètres de marché pénalisent l’offre de Nasdaq OMX/ICE sur Nyse Euronext
Souhaitant prouver le sérieux de sa contre-offre sur Nyse Euronext, le duo Nasdaq OMX /ICE a annoncé son intention de la lancer sur la base d’une action Nyse Euronext contre 14,24 dollars en cash, 0,4069 actions de Nasdaq OMX et 0,1436 actions ICE. Le prospectus de l’offre sera déposé à la SEC courant mai. Alors que le tandem reste convaincu de l’attrait de sa proposition énoncée le 1er avril, la prime de 20% offerte par rapport au projet allemand n’a cessé de s'éroder: elle n’est plus que de 7,7%. L’écart entre les deux offres, évalué à 7,55 dollars le 1er avril, ressort à 3,07 dollars.
A cela deux raisons. L’offre, en euros, de Deutsche Börse, s’est faite sur la base d’un euro/dollar de 1,42. Valorisant Nyse Euronext en dollars, elle bénéficie de l’appréciation de la monnaie unique, à 1,4869 dollars mardi. A parité constante depuis le 1er avril, le spread des offres s’établit à 4,83 dollars. De plus, la hausse de 5,15% du cours de Deutsche Börse, concomitante à la baisse de 4,68% et de 2,3% des actions Nasdaq OMX et ICE, a joué.
D’après Dealanaytics.com, avec un tel spread, l’offre américaine n’est désormais plus financièrement supérieure à l’accord de fusion rival. «Deutsche Börse n’est pas sous pression et n’a qu'à attendre que le processus antitrust du Département américain de la justice avance et que Nasdaq lance ou restructure son offre», note la société. D’après le Wall Street Journal, Nasdaq and ICE feraient cependant du lobbying auprès des arbitragistes pour que ceux-ci fassent pression sur le conseil de Nyse Euronext. Mais ces derniers auraient suggéré au tandem la nécessité de relever son offre pour rétablir une prime de 20% à 25% au dessus de l’offre Deutsche Börse.
{"title":"","image":"77046»,"legend":"Offres Nyse»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi « too big to fail » sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027