Les fusions-acquisitions reprennent un peu de poids dans la BFI
La banque d’investissement traverse 2010 de manière honorable. Selon Dealogic, les commissions encaissées dans le monde dépassent déjà les 50 milliards de dollars. Elles étaient au 2 novembre de 53,6 milliards, en avance de 12% sur leur niveau au 2 novembre 2009 et même supérieures de 2% à celles constatées à la même date en 2008.
Si les fees profitent largement des revenus issus des marchés de la dette (+9% à 16,7 milliards de dollars) et du doublement de ceux tirés des prêts syndiqués (7,8 milliards), les fusions-acquisitions apportent également une contribution en hausse, de 20% à 13,1 milliards de dollars. Une progression qui suit peu ou prou celle des volumes. Thomson Reuters constatait en effet à fin octobre une progression de 27% du montant d’opérations sur l’année.
Avec en regard un tassement de 10% (15,9 milliards) des commissions tirées des opérations sur les marchés d’actions (IPO, augmentations de capital…), le poids des M&A s’est donc légèrement renforcé au sein des BFI. De 22,9% il y a un an, il a grimpé à 24,5% cette année.
La tendance pourrait d’ailleurs s’amplifier sur les mois à venir. Le marché a connu une envolée de 55% des opérations annoncées au troisième trimestre. Or, ces opérations ne produiront des commissions que lorsqu’elles seront finalisées. «Les revenus potentiels des deals annoncés, mais pas encore bouclés, représentent aujourd’hui 7 milliards de dollars», remarque Dealogic.
Cette croissance de la part des M&A dans les revenus de la BFI est toutefois à relativiser. Car 2009 constitue sur ce plan une base de comparaison bien faible (voir graphique). A 24,5%, le niveau de 2010 dépasse à peine celui de 2004 et reste inférieur de 4 points à la moyenne des dix dernières années.
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