Les fonds ne provoquent pas encore d’inflation dans la distribution spécialisée
Lorsqu’un rebond des volumes de fusions-acquisitions se fait sentir, la question d’une éventuelle envolée des valorisations revient inévitablement sur le devant de la scène. Et elle paraît d’autant plus légitime quand un secteur attire particulièrement l’attention des acquéreurs, comme actuellement la distribution spécialisée et plus précisément l’habillement.
En annonçant hier le rachat à Arcandor de six enseignes de distribution (dont certaines dans l’habillement), Carlyle est venu alimenter une liste de transactions qui compte les reprises de J Crew (TPG), de Gymboree (Bain) et de Hunkemöller (PAI) dévoilées récemment ou celle de Tommy Hilfiger annoncée plus tôt dans l’année.
Cet intérêt pour le secteur est aisément compréhensible du fait de «la capacité de ces opérateurs à générer un cash flow disponible élevé», rappelle CM-CIC Securities dans une note. Pour autant, cette activité soutenue n’a pas provoqué jusqu’ici d’envolée des prix. Avec des ratios de 7,3 à 8,5 fois l’Ebitda des douze derniers mois (voir tableau), «les multiples de transactions restent sagement en ligne avec leurs niveaux historiques», poursuit le courtier, comme en témoignent les quelques références qu’il fournit. Il est à noter que les ratios induits s’avèrent également inférieurs au multiple moyen que Thomson Reuters a calculé pour les acquisitions de taille moyenne dans le secteur de la distribution réalisées en 2010.
Ces chiffres peuvent aussi être une base de réflexion sur le cas PPR, «qui est à la fois un vendeur potentiel (Redcats) et un acheteur futur», rappelle CM-CIC en ajoutant que ces ratios sont conformes à ceux retenus dans ces scénarios sur PPR. En revanche, AlphaValue n’a dans ses modèles de valorisation du groupe qu’un ratio de 6 fois pour Redcats.
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