Les fonds anglo-saxons lorgnent la dette décotée en Europe
Avenue Capital vient de boucler un deuxième fonds de 1,5 milliard d’euros. Plusieurs autres véhicules de ce type sont en cours de levée
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Virginie Deneuville
A l’image de plusieurs de ses concurrents, Avenue Capital entend profiter des difficultés rencontrées par les banques et les gouvernements européens soumis à une crise de la dette souveraine. La société d’investissement, qui gère quelque 12 milliards de dollars d’encours (9,2 milliards d’euros), a bouclé fin 2011 un fonds de 1,5 milliard d’euros dédié à la dette décotée en Europe. Basée à New York, la société gérera ce nouveau véhicule depuis son bureau londonien.
Le fonds a vocation à investir principalement dans la dette senior sécurisée, les actions et les obligations de sociétés européennes (Europe du Nord incluant la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Irlande, la Belgique et les Pays-Bas) en difficulté financière. La durée d’investissement a été fixée à cinq ans, assortie de deux extensions éventuelles d’un an. La mise minimale par actionnaire s’élève à 10 millions d’euros.
Le fonds, qui pourra être plafonné à 1,9 milliard d’euros selon une source proche du dossier citée par Bloomberg, succède à un véhicule de première génération, levé en 2008 pour 1,1 milliard d’euros. Ce premier fonds a généré un taux de rendement interne de 18,3%, selon des données du fonds de pension américain Calpers qui a investi dans le véhicule.
Plusieurs fonds spécialisés sur la dette décotée en Europe sont actuellement en cours de levée. Selon des données Preqin, Apollo Management vise un montant global de 2,5 milliards d’euros, après un précédent fonds de 1,4 milliard d’euros bouclé en 2010. Les fonds britanniques Strategic Value Partners et Anacap Financial Partners cherchent à lever des véhicules de deuxième génération, atteignant respectivement 750 millions de dollars et 265 millions de livres (318 millions d’euros).
Certains acteurs américains, tels que les fonds Baupost et Centerbridge Partners, ont par ailleurs ouvert des bureaux à Londres en vue de mieux tirer parti des opportunités européennes. «Beaucoup de choses se passent en Europe et les opportunités continuent à grandir. Mais cela devrait se développer à un rythme lent et régulier», avait estimé fin 2011 Jeffrey H. Aronson, dirigeant chez Centerbridge Partners, dans le cadre d’une interview à Preqin. Dès lors, le groupe n’a pas levé de fonds dédié exclusivement à des investissements en Europe.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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