Les Européens sont toujours friands de crédits immobiliers
Europe du Sud exclue, car subissant encore les conséquences de la crise, les encours de crédits immobiliers ont crû de plus de 4% l’an dernier ailleurs en Europe.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bastien Bouchaud
Les Européens ont su profiter des taux bas pour acheter leur maison à crédit.
-
Crédit Fotolia.
Les ménages européens ont profité de l’environnement de taux bas pour acheter leur maison à crédit. Pour l’Union européenne prise dans son ensemble et à taux de change constant, les encours de crédits immobiliers ont augmenté de 3,1% l’an dernier, à 6.150 milliards d’euros, après des gains de 2,2% en 2015 et de 2% en 2014, montre l’étude annuelle du Crédit Foncier publiée hier. Sur les trois principaux marchés européens, regroupant plus de la moitié des encours, les progressions vont de 3,7% en Allemagne à 4,7% en France et 4,8% au Royaume-Uni.
Les ménages continuent de bénéficier de la faiblesse historique des taux d’intérêt, souligne le Crédit Foncier. «Depuis 2008, les taux de crédit immobilier ont été divisés par deux ou trois selon les pays», note-t-il, passant ainsi au Royaume-Uni de 5,8% en 2008 pour un crédit sur 20 ans à 2,3% l’an dernier, et de 4,8% à 1,6% en France. La capacité d’endettement des ménages a ainsi augmenté de plus de 30% dans tous les pays européens étudiés par le Crédit Foncier.
De fortes disparités régionales
L’évolution des prix a toutefois influencé le gain de pouvoir d’achat réel pour les ménages acquéreurs. Si les Espagnols peuvent tirer profit du recul de 25% des prix immobiliers depuis 2008, ce qui se traduit au total par un gain de pouvoir d’achat immobilier combiné de 84%, la situation est inverse en Allemagne et au Royaume-Uni, où les prix ont augmenté de plus de 30% sur la période. Pour ces ménages, le gain de pouvoir d’achat immobilier est négligeable, de respectivement 2% et 3%. Au niveau de la France entière, la stabilité relative des prix (+3% sur huit ans), a permis aux ménages d’obtenir un gain cumulé de 30%.
Les disparités régionales demeurent également très vives sur la production de crédit. L’Europe du Sud, incluant le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Grèce, est la seule région à connaître un désendettement des ménages, avec une baisse des encours de 1,8% l’an passé, contre des hausses supérieures à 4% ailleurs en Europe. Sur cinq ans, l’évolution est encore plus contrastée, avec un recul de 15% des encours immobiliers pour l’Europe du Sud contre des hausses de 12% à 22% ailleurs en Europe, et de 9% pour l’ensemble de l’Union. Le pire semble toutefois être passé pour l’Espagne, puisque la production de crédits immobiliers y est repartie à la hausse, note le Crédit Foncier, sans que cela soit suffisant pour compenser le remboursement des dettes souscrites avant la crise.
Le PIF multiplie les protocoles d'accord avec des gestionnaires d'actifs internationaux pour irriguer son marché domestique de capitaux étrangers, dont un nouveau signé avec I Squared Capital pour investir jusqu'à 2 milliards de dollars dans son portefeuille domestique d'immobilier et d'infrastructures.
Norges Bank Investment Management a désigné le promoteur et gestionnaire d'actifs britannique pour piloter son portefeuille de bureaux prime à Londres et à Paris.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli
La période du 14 juillet au 15 août marque-t-elle une pause dans la campagne ou offre-t-elle une opportunité de la faire décoller ? Philippe, Mélenchon, Marine Le Pen... Aucun candidat à l’Elysée n’a les mêmes plans de vacances
Le projet de loi d'urgence agricole a franchi une étape importante : députés et sénateurs se sont mis d'accord sur la version commune qui sera soumise au vote dans chacune des chambres. Celle-ci n'en reste pas moins clivante