Les courtiers interbancaires s’adaptent à la réforme des dérivés
A l’instar de BGC ou Icap qui possèdent déjà leur propre plate-forme d'échange de swaps, GFI Group a soumis une demande d’autorisation à la CFTC
Publié le
Patrick Aussannaire
GFI cherche à s'adapter à la loi Dodd-Frank en lançant sa propre plate-forme - Photo : Bloomberg
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Les plus gros courtiers interbancaires mondiaux placent leurs pions pour lancer leurs propres plates-formes d’échange sur les produits dérivés. C’est dans cette logique que GFI Group a soumis en fin de semaine dernière une demande auprès de la CFTC, l’autorité américaine des dérivés, visant à créer une plate-forme de trading sur les marchés à terme américains, nommée «GFI Futures Exchange».
Si le type de contrats ciblés n’a pas été communiqué, il s’agit d’une démarche visant à répondre aux nouvelles exigences de la loi Dodd-Frank qui complexifie et rend plus coûteux pour les institutions financières les échanges réalisés sur le marché des swaps, qui pèse quelque 639.000 milliards de dollars (500 milliards d’euros).
Le courtier américain qui opère sur l’énergie, les taux et les dérivés de crédit, souhaite retenir ses clients qui pourraient être tentés de passer leurs ordres par l’intermédiaire des opérateurs boursiers. «La différence entre le traitement réglementaire des futures et des swaps n’est pas claire, et nous souhaitons être préparés à satisfaire les besoins de nos clients sur l’ensemble des marchés» explique ainsi dans un communiqué Patricia Gutierrez, une porte-parole de GFI.
La loi Dodd-Frank est en cours de finalisation sur le sort réservé au règlement des contrats de swaps, traditionnellement gérés par les courtiers mais qui devront être migrés vers des plates-formes de trading électroniques réglementées et dont le processus sera centralisé par les chambres de compensation, dans le but d’éviter des crises systémiques. Parallèlement, IntercontinentalExchange (ICE) et le CME cherchent à mettre en place des nouveaux contrats qui répliquent le fonctionnement des swaps.
GFI suit une tendance déjà entamée par d’autres courtiers interbancaires. BGC cherche ainsi à rénover sa plate-forme ELX Futures LP créée en 2009 pour concurrencer les contrats de taux de référence du CME, mais qui a jusqu’ici échoué à attirer les investisseurs.
De son côté, le géant britannique des transactions interbancaires Icap est en phase de développement de Plus Stock Exchange, racheté en mai dernier et renommé ISDX. «Au moment où nous avons renommé ISDX, nous avons indiqué que nous n’avions pas de date fixe pour le lancement de futures ou dérivés cotés, mais c’est un projet sur lequel nous travaillons», indique Chris Ferreri, directrice des produits hybrides chez Icap.
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