L'équipe d'123Venture lance une plate-forme de prêts aux TPE et PME
La popularité croissante de Lending Club aux Etats-Unis, qui a facilité l’octroi de 1 milliard de dollars de prêts au deuxième trimestre, nourrit les espérances des acteurs français. Sur ce créneau des plates-formes de prêts (marketplace lending), les initiatives se multiplient, en particulier à destination des PME et TPE. Si Unilend a défriché le terrain en adoptant un positionnement alternatif (statut d’agent prestataire de services de paiement et émission de bons de caisse nominatifs), les dernières créations de plates-formes s’appuient sur un cadre réglementaire tout juste finalisé.
C’est le cas de Lendix qui a présenté hier son projet à la presse. La structure est portée par Olivier Goy, le fondateur d'123Venture, une société de gestion spécialisée dans l’investissement dans le non-coté. 7 millions d’euros ont été levés auprès de Partech Ventures, de Weber Investissements (holding d’investissement des fondateurs de Financière de l’Echiquier), de Marc Menasé (Meninvest) et des dirigeants d'123Venture.
Lendix se positionne sur le marché des prêts aux TPE et PME, dont le volume avoisine les 80 à 100 milliards d’euros par an. La plate-forme sélectionnera les prêts et assurera les services adjacents (reporting, recouvrement...), capitalisant sur les compétences acquises grâce à l’activité de location financière lancée en 2008 par 123Venture. Elle pourra également compter sur l’expérience de Philippe Citerne, l’ancien directeur général délégué de la Société Générale, qui rejoint le conseil de surveillance. Contrairement à d’autres acteurs, tel qu’Unilend, Lendix ne fonctionnera pas selon un modèle d’enchères inversées mais fixera lui-même les taux en fonction du scoring de l’emprunteur.
Côté investisseurs, Lendix vise trois canaux : la clientèle privée, les conseillers en gestion de patrimoine et les investisseurs institutionnels. «Notre rôle va être de fluidifier une nouvelle classe d’actifs», explique Olivier Goy. Le rendement est annoncé dans une fourchette comprise entre 4% et 8%. Lendix vise une trentaine de millions d’euros de crédits accordés la première année pour atteindre par la suite des volumes en centaines de millions d’euros.
Lendix va devoir affronter une forte concurrence, avec les lancements des plates-formes Lendopolis (par les créateurs de KissKissBankBank), PrêtPME (co-fondée par un ancien de Friendsclear), Credit.fr ou encore Finsquare.
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