Le secteur des matières premières s’enrichit d’une nouvelle société de gestion
Un logo identique, une marque similaire à un mot près… Deux communiqués ont créé la confusion en début de semaine. Lundi, une nouvelle société de gestion, Truffle Partners, et son président-fondateur Jean-François Fourt annonçaient la levée de 500 millions d’euros consacrés aux matières premières et aux marchés émergents. Au-delà de son nom – qui rappelle celui de Truffle Capital, une société de capital-risque créée en 2001 – Truffle Partners utilise le même logo.
Le lendemain, Truffle Capital annonçait se séparer de… Jean-François Fourt à compter du 31 mars. Or, ce dernier n’est autre que le fondateur de cette société. Laquelle revendiquait par la même occasion la propriété de la marque «Truffle» et du logo.
Après un jour de flottement, les protagonistes ont enterré la hache de guerre. Selon un communiqué commun, la nouvelle structure s’appelle désormais 4T. Jean-François Fourt «reste un actionnaire significatif de Truffle Capital» et continuera donc à surveiller la gestion des participations dans l’énergie, secteur qu’il couvrait... En outre, il était en droit d’utiliser la marque Truffle.
De son côté, 4T se consacre aux hydrocarbures, aux mines et à l’agriculture. Il vise les marchés émergents. «Au fil de mes opérations, des investisseurs sont venus me voir pour réaliser des transactions dans ces secteurs, mais dont la taille était trop importante pour les fonds que je gérais chez Truffle et qui étaient situées dans des zones géographiques différentes» explique Jean-François Fourt.
Le fonds T4 Commodities & Emerging Markets a réuni 500 millions d’euros destinés à six projets déjà identifiés, en reposant sur une stratégie en rupture avec les pratiques traditionnelles du private equity: pas de commission de gestion et présence de compartiments par zone géographique, par secteur et par millésime. Surtout, les financements ne sont appelés qu’au moment de la réalisation des transactions.
Cette méthode est celle des pledge funds, qui fonctionnent sans engagement ferme de la part d’un investisseur d’apporter son capital (commitment) au moment où celui-ci sera appelé par la société de gestion. Un pari que d’aucuns jugent risqué. «Ce type de stratégie peut entamer la crédibilité de l’équipe à négocier des transactions, puisqu’il nécessite d’avoir l’accord d’investisseurs», estime un spécialiste de la levée de fonds. La structure rend possible la réalisation d’autres opérations.
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