Le marché d’actions chinois fait face à un nouveau «flash crash»
Le flash crash qui a secoué hier le marché d’actions chinois tombe mal. En une minute, 1.500 contrats Futures sur l’indice CSI 300 ont changé de mains, faisant chuter brutalement le cours de 12%. Celui-ci s’est repris instantanément et s’est stabilisé ensuite. La China Financial Futures Exchange a diligenté une enquête pour identifier les raisons de cet incident qui intervient deux semaines après celui qui a frappé le marché des actions chinoises cotées à Hong Kong. Des opérations massives de couverture, exemptées des limites fixées par les autorités, pourraient en être la cause.
Les volumes du CSI 300, contenant les actions les plus liquides cotées à Shanghai et Shenzhen, sont repassés depuis début mai sous leur moyenne historique, après avoir atteint un niveau cinq fois supérieur durant l’été 2015. L’indice a plongé de 25% depuis, malgré une hausse de 3,4% hier, sur fond d’espoir d’une inclusion des actions A dans l’indice MSCI. Goldman Sachs a relevé de 50% à 70% la probabilité qu’une telle décision intervienne lors du conseil scientifique de MSCI mi-juin: «La probabilité serait même plus forte si le Shenzhen-Hong Kong Connect était annoncé.»
L’indice composite de Shenzhen est composé à 51% par des sociétés privées et dominé à 53% par le secteur des technologies et de la consommation, contre respectivement 23% et 24% pour celui de Shanghai. «Le Shenzhen Connect devrait lui aussi bénéficier à la fois aux marchés onshore et offshore. Cependant, si le lancement du Shanghai Connect a coïncidé avec la première baisse de taux de la PBOC depuis deux ans, le contexte actuel de sorties de capitaux et de risque à la baisse sur le yuan rend peu probable que la politique monétaire soutienne le marché d’actions comme fin 2014», alerte SG CIB.
Pékin souhaite surtout élargir les canaux par lesquels les investisseurs étrangers peuvent accéder au marché chinois afin de soutenir les entrées de capitaux face à la fonte des réserves de changes. Charles Li, le directeur du HKEx, a même amorcé le projet de lien entre marchés obligataires onshore et offshore (Bond Connect), le but étant d’avoir un mécanisme similaire à ceux des quotas QFII après l’ouverture du marché interbancaire. «Si les flux étaient dirigés vers la Chine au début du Shanghai-HK Connect, la tendance s’est inversée avec la dépréciation du yuan», rappelle Natixis.
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