Le Fonds norvégien réajuste le risque britannique
Le fonds souverain norvégien a annoncé, mercredi, avoir réduit de 5% la valeur de son portefeuille d’immobilier britannique, conséquence du vote pour le Brexit du 23 juin. Le plus grand fonds souverain du monde (893 milliards de dollars), s’est également déclaré inquiet de possibles limitations des mouvements des biens, services et personnes.
Le fonds souverain norvégien est l’un des plus importants investisseurs étrangers en Grande-Bretagne, actionnaire de la plupart des entreprises britanniques et détenteur de 11 milliards de dollars d’obligations d’Etat. Il co-détient Regent Street, l’une des principales rues commerçantes de Londres.
Inversement, la Grande-Bretagne représente l’un des actifs majeurs du fond dont elle est le deuxième lieu d’investissement derrière les Etats-Unis, avec 10,2% de la valeur du fonds à fin 2015. Les biens immobiliers représentaient 3,1% de la valeur totale du fonds au deuxième trimestre.
Le vice-président du fonds norvégien, Trond Grande, a souligné lors d’une conférence de résultats que la décision de réduire de 230 millions de dollars la valeur de l’immobilier britannique en portefeuille avait été dictée par les experts externes prévoyant une plus grande incertitude dans leur évaluation depuis le 23 juin.
23% des investissements immobiliers du fonds (4,62 milliards de dollars) sont localisés en Grande-Bretagne, Londres seule pesant 16%, a-t-il précisé.
Le fonds a affiché un rendement de 1,3% au deuxième trimestre, inférieur de 0,1 point de pourcentage à son indice benchmark.
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