Le fonds franco-chinois Cathay Capital mène un rythme d’activité soutenu
Cathay Capital, fonds franco-chinois créé en 2007, tire parti de son positionnement atypique au sein d’un marché du capital investissement en berne. La société, qui vient de mettre la main sur le distributeur de jouets chinois Kids Land, a réalisé son huitième investissement en l’espace d’un an.
Un montant de 74 millions d’euros a ainsi été investi dans cinq sociétés françaises et trois chinoises, dans le cadre d’un deuxième FCPR. Ce fonds, qui a réalisé un bouclage intérimaire à 124 millions d’euros, «vise 200 millions d’euros dans les prochains mois», explique à L’Agefi Edouard Moinet, cofondateur de Cathay Capital avec Mingpo Cai.
Le FCPR, qui investit à parité dans des sociétés françaises et chinoises, «a vocation à les développer organiquement avec des partenariats ou avec des acquisitions à l’international», indique Edouard Moinet, soulignant la mise en place d’un binôme franco-chinois sur chaque société du portefeuille. Cathay Capital a renforcé ses équipes avec l’arrivée de six chargés d’affaires, portant ses effectifs à vingt-six personnes réparties à égalité entre les deux pays.
«L’idée est de rendre le fonds plus rentable qu’un fonds français et moins risqué qu’un fonds purement chinois», relève le professionnel. Le premier FCPR, de 70 millions d’euros, a été investi en trois ans via dix-huit opérations. Quatre cessions ont d’ores et déjà été réalisées, les rendements étant pour le moment au rendez-vous, avec un multiple moyen supérieur à 4.
Alors que le ticket moyen investi dans le cadre du premier véhicule s’élevait à 4,5 millions d’euros, celui du deuxième véhicule s’échelonnera entre 5 et 25 millions d’euros, avec une stratégie inchangée. Cathay Capital vise des sociétés dont le chiffre d’affaires s’établit entre 10 et 200 millions d’euros, via des prises de participation minoritaire ou majoritaire. Dans le cadre du deuxième fonds, 70% des capitaux ont été apportés par des investisseurs français (contre 90% pour le premier FCPR) et 30% par des investisseurs chinois.
Plus globalement, l’axe sino-européen commence à émerger dans le paysage des fonds de capital investissement. A Capital, créé récemment et comptant parmi ses investisseurs la China Investment Corp, cherche à investir dans de grosses entreprises européennes ayant un potentiel de développement en Chine.
Plus d'articles du même thème
-
Les résultats d'Engie sont portés par l'intégration de UK Power Networks
Le fournisseur de gaz et d'électricité a légèrement augmenté ses objectifs annuels après un bon trimestre même si le groupe affiche une baisse de sa génération de trésorerie opérationnelle. -
Legrand relève encore son objectif de croissance grâce aux centres de données
Les ventes et les résultats du spécialiste des infrastructures électriques ont bondi d'environ 20% sur les neuf premiers mois de l'année. -
EXCLUSIF
Robeco recrute trois experts de la dette privée de Goldman Sachs AM
Arthur Staal, Bunyod Obidkhonov et Vicente Esteve Cuevas, qui travaillaient ensemble chez NN IP puis GSAM, vont permettre à Robeco de quasiment doubler ses effectifs sur la dette privée.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
La moto électrique peut-elle encore séduire ?
Longtemps annoncée comme l'avenir du deux-roues, la moto électrique peine encore à convaincre. Pourtant, à la tête de Zero Motorcycles et de BRP, deux dirigeants français parient sur une bascule imminente. -
Droit dans ses bottesBudget : le gouvernement refuse de modifier ses hypothèses pour 2026
Malgré les doutes exprimés par le Haut Conseil des finances publiques, Roland Lescure et David Amiel ont maintenu l'objectif de déficit à 5,4 % en 2026 dans le projet de loi de finances de fin de gestion, en dépit de la panne de croissance du troisième trimestre -
Come backJeunes, pouvoir d'achat : les syndicats à la manœuvre
Après avoir été doublées par les lycéens, les centrales sortent de l’ombre et prennent la colère sociale en main, bien décidées à occuper le terrain face à un pouvoir politique affaibli