Le deuxième fonds de Silverfleet profite de l’engouement des assureurs
L’appétit des institutionnels pour le capital-investissement ne se dément pas. Pour sa deuxième levée depuis sa prise d’indépendance en 2007 de Prudential, Silverfleet a enregistré une forte demande qui lui a permis, moins d’un an après le lancement de son fonds, d’atteindre son «hard cap» de 850 millions d’euros. Les assureurs ont été à l’origine de 42% des montants investis, suivis par les fonds de retraite (29%), les fonds de fonds (15%), les fonds souverains (9%) et les family offices (5%).
«Environ 44% des engagements que nous avons reçus proviennent d’investisseurs qui n’étaient pas présents dans le fonds I», souligne Alexandre Lefebvre, associé et co-responsable de Silverfleet à Paris. «Il était important pour nous de diversifier notre base d’investisseurs, car par rapport à notre levée de 2008-2009, certains types d’acteurs sont beaucoup moins présents sur cette classe d’actif, à l’image des banques qui se sont désengagées progressivement, essentiellement pour des raisons réglementaires», précise-t-il.
Parmi les investisseurs présents au deuxième tour de table figurent la compagnie d’assurance américaine Cigna ainsi que son ex-maison mère Prudential, déjà présent dans le fonds I. Bouclée en 2009 avec un montant de 668 millions d’euros, cette levée avait pâti de l’environnement de marché post-Lehman Brothers, manquant son montant cible. Son processus d’investissement a été finalisé en septembre dernier. Seule cession réalisée à ce jour, la vente du façonnier pharmaceutique Aesica a permis de retourner 165 millions d’euros aux investisseurs. Soit un multiple de 3,3 fois et un TRI de 50%.
«Nous devrions enregistrer une nouvelle cession en 2015, avec très probablement une excellente performance», indique Alexandre Lefebvre. «Côté investissements, nous regardons en ce moment plusieurs dossiers sur toutes nos géographies cibles, notamment en France et dans les pays nordiques, dans les secteurs des services aux entreprises et de la distribution spécialisée», ajoute-t-il.
Outre ces deux secteurs et celui de la santé, l’ex-PPM Capital cible aussi l’industrie, ainsi que les loisirs et les biens de consommation. Le fonds investit dans des entreprises valorisées entre 75 millions et 250 millions d’euros, dont les sièges sont situés au Royaume-Uni et en Irlande, dans les pays d’Europe du Nord, ainsi que dans les zones francophones et germanophones.
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