Le Crédit immobilier de France poursuit sa restructuration
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Alexandre Garabedian
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Lentement mais sûrement, le Crédit immobilier de France poursuit sa gestion extinctive, prévue pour durer jusqu’en 2035. Sauvé de la faillite par la garantie de l’Etat il y a six ans, le prêteur spécialisé, qui ne produit plus de crédits, a fait diminuer de 16% ses encours, à 13 milliards d’euros fin décembre, selon ses résultats publiés mercredi soir. Si le gros de la baisse vient des amortissements et remboursement anticipés, le CIF a aussi cédé 200 millions d’euros de créances douteuses l’an dernier. L’encours douteux atteint 1,3 milliard, soit 10% du bilan.
Le produit net bancaire a baissé en conséquence de 18%, et l’exercice s’est soldé par une perte de 85,3 millions d’euros. « Depuis la mise en résolution en 2013, l’Etat a perçu près de 950 millions d’euros en rémunération de sa garantie, qui n’a jamais été activée. Sur l’exercice 2018, cette garantie a coûté 92 millions d’euros de produit net bancaire au CIF », explique Jérôme Lacaille, le directeur général de l’établissement. Actionnaires du CIF, les Sacicap, dont la mission est de favoriser l’accession sociale à la propriété, recevront malgré tout un dividende de 60 millions d’euros, après les 170 millions perçus en 2018.
Le groupe continue en parallèle à se restructurer. Un cinquième plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est en préparation. Le quatrième, lancé l’an dernier, a porté sur 160 suppressions de postes et ramené l’effectif à 360 collaborateurs. Sur les six sites que compte désormais le groupe en France, ceux de Grenoble et Marseille fermeront fin 2019. Le recours à la sous-traitance se poursuit sur des fonctions comme les back-offices financiers, avec Caceis.
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