Le CIC prépare la réorganisation de ses activités de marchés
Le CIC compte mettre de l’ordre dans ses salles de marchés. La filiale du Crédit Mutuel a engagé une réflexion sur la réorganisation de ses activités de marchés dites «commerciales», c’est-à-dire exercée pour la clientèle externe et non pour le compte du groupe. Option privilégiée, mais pas encore tranchée: une absorption de la filiale CM-CIC Securities au sein de la division des marchés du CIC, ont indiqué des sources proches du dossier à L’Agefi.
L’autre solution, plus simple, consisterait à faire basculer des équipes de la société de Bourse chez la maison mère. Fidèle à son habitude, le groupe ne fait aucun commentaire.
Les activités de marché de la banque ont représenté l’an dernier un produit net bancaire (PNB) de 304 millions d’euros pour un résultat net de 157 millions. Elles sont exercées à un double niveau. Le pôle CM-CIC Marchés, qui n’a pas d’existence juridique propre, sert à la fois le groupe et ses clients, notamment pour les activités de couverture (taux, change, etc.) et de gestion de la trésorerie. Il emploie environ 285 personnes, dont 90 à Strasbourg et le reste à Paris. CM-CIC Securities, lui, est une filiale à part entière, avec 235 collaborateurs presque tous basés à Paris. Il exerce les métiers de courtage actions et obligations, de montage d’opérations financières (primaire actions et dette) et de dépositaire / conservateur pour des sociétés de gestion et des OPCVM.
Le projet de rationalisation des activités laisse entrevoir des réductions de coûts, non chiffrées à ce stade. Il faut dire que les courtiers actions luttent depuis des années pour trouver la rentabilité. Les projets européens de réforme du commissionnement (unbundling) en cours de discussion risquent encore de dégrader le modèle économique des petits brokers.
Distingué en France par le classement StarMine 2015, CM-CIC Securities n’échappe pas à ces questionnements. Le courtier peut être crédité d’un bon exercice 2014. Le rebond de l’activité, avec une hausse de 28% du PNB sur un an à 54 millions, lui a permis de dégager 3 millions de résultat net, selon ses comptes publiés au Balo le 17 juin. Mais il avait cumulé 20 millions d’euros de pertes sur 2012 et 2013.
La structure de coûts élevée du courtier – un trait commun au secteur – sera l’un des points d’attention de la réorganisation qui s’annonce. «Les salaires fixes chez CM-CIC Securities sont plus élevés qu’au sein de CIC Marchés», indique une source.
Plus d'articles du même thème
-
Columbia Threadneedle étoffe son équipe ETF
La société recrute deux gérants chez Vanguard et L&G. -
La SLP spéciale : le véhicule français qui coche enfin toutes les cases sur la scène internationale ?
Dans une tribune pour L’Agefi, Thibault Dupont-Nougein, avocat associé, et Maxime Tillon, juriste chez Hogan Lovells Cadwalader, font le point sur la société de libre partenariat spéciale, deux ans après son introduction par l'ordonnance du 3 juillet 2024. Un véhicule qui trouve progressivement sa place au sein de l’arsenal juridique et fiscal du capital-investissement français. -
Le sort boursier de KNDS reste étroitement lié à celui de Rheinmetall
La perspective de voir le champion franco-allemand de la défense rejoindre la Bourse en 2026 semble de moins en moins probable alors que la capitalisation de son principal concurrent reste sous pression.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
J'y suis, j'y resteTotalEnergies ne compte changer ni de stratégie, ni de président
Patrick Pouyanné, PDG de la major pétrolière, présentait ce lundi à New York les objectifs à 2030 du groupe et ses ambitions pour 2035. A la veille du week-end, le conseil d'administration a proposé le renouvellement du mandat de son PDG -
EntomologiePourquoi les riches sont-ils toujours plus riches ?
Dans Un capitalisme devenu fou (Flammarion), Alain Minc, challengé par le journaliste Guillaume Erner, décrit les mécanismes d'un système à la fois efficace et inégalitaire -
InterviewSouveraineté numérique : la mise en garde de Cisco sur l'isolement de l'Europe
« La France et l’Europe doivent évidemment soutenir leur économie technologique. Mais il existe aussi un risque d’isolement, celui de ne plus avoir accès aux meilleures technologies mondiales dont l’Europe a besoin pour sa croissance », explique à l'Opinion Matthew Houlihan, vice-président du géant américain de la communication sans fil Cisco