Le Brexit pèse sur les économies européennes, selon le FMI
Le Brexit, qui a pris de court les marchés financiers mondiaux, représente «la matérialisation d’un considérable risque baissier pour l’économie mondiale», s’alarme le Fonds monétaire international (FMI) dans ses nouvelles prévisions économiques, publiées ce mardi 19 juillet.
Son nouveau scénario de référence des projections de croissance mondiale n’a toutefois été revu que légèrement à la baisse par rapport à l’édition d’avril 2016 des PEM (de 0,1 point de pourcentage pour 2016 et 2017, alors que les prévisions pré-référendum avaient été revues à la hausse de 0,1 point pour 2017). Selon l’institution, cette détérioration tient aux conséquences macroéconomiques attendues d’une profonde incertitude, y compris sur le plan politique.
Le FMI précise que les révisions liées au Brexit concernent particulièrement les pays européens avancés, l’impact étant relativement négligeable ailleurs, y compris aux États-Unis et en Chine.
Sans préjuger de la forme que prendra le processus de retrait, ce scénario de référence s’appuie sur l’hypothèse favorable d’une diminution progressive des incertitudes, d’un accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sans augmentation sensible des barrières économiques, de l’absence de perturbations majeures sur les marchés financiers et du caractère limité des retombées politiques du référendum. «Cependant, une issue plus négative est clairement envisageable», préviennent les économistes du FMI.
Clefs de voûte de l’activité, la confiance et l’investissement seront mis à rude épreuve par l’incertitude née du Brexit, «y compris par ses retombées sur la situation financière et, de manière plus générale, sur le climat des marchés», estiment les auteurs du rapport.
Constatant que les marchés ont dans un premier temps réagi de manière intense, mais généralement ordonnée, le FMI chiffre à environ 10% l’ampleur de la dépréciation de la livre britannique jusqu’à mi-juillet. Malgré un certain rebond, les valeurs boursières sont en repli dans certains secteurs, notamment les banques européennes; et les rendements des actifs sûrs ont diminué.
Plus d'articles du même thème
-
L'Europe est sous la menace du rebond des prix du gaz
Alors que la Chine a commencé à reconstituer ses stocks de gaz et que ceux de l'Europe sont au plus bas, les conditions sont réunies pour pousser les prix à la hausse en l'absence d'accalmie dans le Golfe. -
Les banques de la zone euro continuent à durcir l’accès au crédit
Les banques de la zone euro ont encore durci leurs conditions d’octroi de crédit au deuxième trimestre en raison de craintes liées à l’instabilité géopolitique notamment. Elles prévoient un nouveau resserrement de ces conditions au cours du troisième trimestre, selon la dernière Bank Lending Survey (BLS) de la Banque centrale européenne (BCE). -
Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
Les marchés de taux intègrent un statu quo pour la réunion monétaire de jeudi, au motif que le Conseil pourrait se donner le temps d’évaluer la véritable transmission du choc énergétique à l’inflation. Ils sont cependant persuadés que la BCE procédera à deux hausses de taux ensuite.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Une dose de paramétrique peut venir au secours de l’assurance catastrophes naturelles
Contenu de nos partenaires
-
Ramer à contre-courantBudget 2027 : un effort de 35 milliards d'euros
En 2027, les dépenses publiques bondiraient de près de 60 milliards si rien n'est fait. Le gouvernement prépare pour 2027 un redressement ambitieux -
FeuilletonMonique Barbut, la bombe qui n’en finit pas d'embarrasser Lecornu
Le chef du gouvernement doit désormais composer avec une ministre imprévisible qui a menacé de démissionner à au moins trois reprises en neuf mois. Une répétition qui a démonétisé l’arme de négociation favorite de Monique Barbut -
ArbitragesBudget : grands dilemmes et petits comptes de Jean-Pierre Farandou
A la tête du poste qui doit le plus contribuer à l'effort budgétaire, le ministre du Travail tente d’éviter une nouvelle ponction de l’Unédic et réfléchit à des coups de rabot