LBO France franchit la première étape de la cession des biscuits Poult
Poult va finalement trouver preneur en deux temps. Le fabricant français de biscuits pour la grande distribution, entré dans le giron de LBO France fin 2006, a annoncé hier la cession au fonds Bridgepoint de sa filiale en Pologne, qu’il avait acquise il y a seulement trois ans. L’entité polonaise, qui commercialise surtout sa production sous sa propre marque, a fait passer en trois ans son chiffre d’affaires de 43 à 57 millions d’euros et son Ebitda de 13 à 14 millions au terme d’une remise à niveau de ses processus de gestion.
LBO France devrait désormais s’atteler à la vente de l’activité française, qui devrait dégager cette année autour de 185 millions de revenus pour un Ebitda de 25 millions. A l’origine, le fonds comptait céder le groupe en un seul bloc. Il y avait renoncé une première fois en 2010, avant de relancer cette année les enchères en mandatant Rothschild. Les offres reçues avant l’été visaient soit l’ensemble du groupe Poult, soit la France, soit la Pologne. LBO France s’est alors aperçu qu’une vente en deux morceaux valorisait davantage la société.
De fait, si le groupe ne communique pas le prix de vente de la filiale polonaise, la transaction aurait été réalisée sur un multiple élevé, légèrement inférieur à 9 fois l’Ebitda (soit 125 millions), indiquent à L’Agefi des sources financières. Il y a trois ans, Poult avait racheté la société à un multiple de 5,7 fois. Le produit de la cession devrait notamment servir à rembourser l’intégralité de la dette moyen long terme encore portée par le reste du groupe, et qui atteint 75 millions d’euros.
Le processus de vente de la partie française de Poult est pour sa part censé aboutir avant la fin de l’année. Plusieurs candidats, aussi bien industriels que fonds d’investissement, seraient en lice au deuxième tour.
Après avoir dû gérer plusieurs dossiers compliqués comme la restructuration de Terreal, passé sous le contrôle de ses créanciers, LBO France finit l’année sur une meilleure note. Si elle se concrétise, la cession complète de Poult succédera à celles de Maisons du Monde, vendue 680 millions d’euros cet été, et du portefeuille immobilier Selec. Le fonds vient aussi de repousser les échéances de dette bancaire du groupe de services aéroportuaires WFS, acquis comme Poult fin 2006.
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