LBO France a retourné plus d’un milliard d’euros à ses investisseurs depuis mi-2014
Le temps a fait son œuvre. Une semaine après l’annonce de la vente du spécialiste des équipements aéroportuaires Alvest, LBO France a annoncé lundi la cession à Platinum Equity de Worldwide Flight Services (WFS), contrariée l’an dernier en raison d’un différend sur le prix. «Le budget 2014 de WFS prévoyait une forte croissance du chiffre d’affaires et à l’époque il était encore trop tôt pour démontrer ce potentiel. L’incertitude a été levée quand le budget a été atteint et Platinum Equity est revenu nous voir en janvier», explique à L’Agefi Jérôme Guez, partner chez LBO France.
LBO France avait acquis WFS en 2006 auprès de Vinci. Selon un bon connaisseur du dossier, l’ex-filiale du groupe de travaux publics avait à l’époque été rachetée pour un peu moins de 300 millions d’euros, dont environ 100 millions en fonds propres. WFS serait aujourd’hui cédé à un prix compris entre 300 et 350 millions d’euros. «C’est une bonne opération pour LBO France, qui traduit l’amélioration de la rentabilité et l’internationalisation de WFS», souligne Jérôme Guez.
Depuis janvier, le fonds d’investissement a encore accéléré le rythme de ses cessions d’actifs. Outre la vente de WFS, LBO France a bouclé la cession à Equistone du fabricant français de rayonnages métalliques Averys, valorisé 260 millions d’euros selon une source, et réalisé son investissement dans Alvest, cédé à Sagard pour un montant compris entre 250 et 300 millions. L’année 2015 a aussi été marquée par le refinancement de Mont-Blanc Materne, qui visait également à financer un «dividend recap».
«Nous avons été très actifs en termes de cessions depuis mi-2014, avec un total de sept opérations de sorties et un refinancement», rappelle Jérôme Guez. Compte tenu des ventes réalisées l’an dernier (Exxelia, Labeyrie, Poult, Medi-Partenaires), LBO France a retourné plus d’un milliard d’euros à ses investisseurs.
La suite de l’exercice 2015 promet d’être tout autant dynamique. LBO France devrait ainsi lancer après l’été la cession de Tractel, un spécialiste des appareils de levage et de travail en hauteur acquis en 2007. La vente de la division rail du fabricant de béton précontraint Consolis, racheté lui aussi en 2007, serait quant à elle déjà en cours. Côté levées de capitaux, la collecte du fonds White Knight 9, qui vise 1 milliard d’euros d’engagements, se poursuit.
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