La plateforme de trading de cryptomonnaies FTX valorisée 18 milliards de dollars
Le casse du siècle, ou presque. La plateforme de trading de cryptomonnaies FTX Trading a annoncé mardi soir que sa valorisation avait atteint 18 milliards de dollars, après une levée de fonds de série B de quelque 900 millions de dollars, soit 764 millions d’euros. C’est une des plus grosses levées de fonds pour une société de cryptomonnaies, à laquelle a participé le conglomérat japonais SoftBank et plus de 60 investisseurs, dont la firme de capital-risque Sequoia Capital, le géant du capital-investissement Thoma Bravo, le fonds Third Point de Daniel Loeb, Coinbase ventures, la famille Paul Tudor Jones, ainsi que le gérant de fonds spéculatifs Alan Howard.
La Bourse de cryptomonnaies, fondée en 2019 et dirigée par Sam Bankman-Fried, un milliardaire de 29 ans, a vu ses revenus multipliés par plus de dix en 2021. Plus d’un million d’utilisateurs se servent désormais de la plateforme, qui enregistre en moyenne un volume d’échanges quotidien de plus de 10 milliards de dollars. «[Cela] a représenté beaucoup de travail. Mais il semble que cela va vraiment porter ses fruits en termes de construction de nombreuses relations, en particulier en dehors de l’écosystème, que nous n’avions pas auparavant», a déclaré Sam Bankman-Fried.
Pour attirer les investisseurs, au début du mois, son fondateur a annoncé avoir recruté un «ambassadeur», le sextuple champion du Super Bowl Tom Brady, qui a pris des parts dans FTX Trading. Il a aussi dévoilé le lancement d’un nouveau produit dérivé, 55 actions tokénisées disponibles à la négociation, dont Facebook, Google, Netflix, PayPal, Square et Tesla.
L’entreprise prévoit d’utiliser la majeure partie des fonds pour des fusions et des acquisitions, a déclaré son patron, ce qui la place en position privilégiée pour devenir l’une des principales Bourses de cryptomonnaies au monde.
Ce tour de table survient alors que les investisseurs manifestent des sentiments mitigés envers les cryptomonnaies, après l’euphorie apparue plus tôt dans l’année. En raison notamment des régulations qui émergent un peu partout dans le monde. Son concurrent Binance est ainsi sous l’œil des régulateurs en Grande-Bretagne, en Italie, au Japon, à Hong Kong, et aux Etats-Unis. Le Royaume-Uni a interdit à Binance d’opérer sur son territoire sans agrément.
Résultat, cela a pesé en partie sur le prix du bitcoin, qui est tombé mardi sous le seuil des 30.000 dollars pour la première fois en un mois (voir par ailleurs). Il était à près de 65.000 dollars mi-avril.
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