La holding de Charles Beigbeder prépare une rentrée chargée
Si la recherche de terres agricoles en Argentine, au Brésil et en Afrique, pour le compte de sa société Agrogénération, occupe une part importante de son temps, Gravitation, la holding industrielle et financière de Charles Beigbeder, maintient plusieurs fers au feu.
Audacia, société de gestion détenue à 100% et spécialisée dans le financement des PME sans prise de participation, prépare ainsi la levée d’un fonds commun de placement à risque (FCPR), d’environ 75 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels, et qui investira entre 4 et 5 millions dans des PME de plus de 25 millions de revenus. Une surprise dans la stratégie jusqu’ici développée par la société, qui privilégiait les particuliers à travers les holdings ou les mandats de gestion défiscalisants.
Audacia se prépare également à collecter entre 5 et 10 millions d’euros sur un Fonds d’investissement de proximité (FIP) en région Aquitaine, monté avec la Chambre de commerce de Pau. Il sera distribué à travers son réseau de banques privées et de conseillers en gestion de patrimoine. «Si l’expérience est concluante, nous pourrons préparer les millésimes suivants et la dupliquer dans d’autres régions», indique Charles Beigbeder.
En dehors d’Audacia, Gravitation, valorisé par son propriétaire à quelque 40 millions d’euros, continuera sa politique d’investissement. «Nous avons encore cinq millions d’euros de disponibles», indique son fondateur, qui veut créer une affaire par an pour arriver à un portefeuille de cinq actifs. «Nous n’excluons pas de faire entrer d’autres investisseurs», précise-t-il. Gravitation est détenu à 80% par Charles Beigbeder. Les autres investisseurs sont le holding Paris-Orléans (de la famille Rothschild), l’entrepreneur Alain Mallart, Ernest-Antoine Seillière et le groupe Arnaud.
Le «serial entrepreneur» se lance également dans l’innovation technologique. Il a créé Génovation, une structure d’investissement dans laquelle Gravitation détient une participation minoritaire, aux côtés d’incubateurs, de centres de recherches, d’établissements d’enseignement supérieur et de partenaires financiers. Spécialisé dans le seed money (capital d’amorçage), Génovation financera les laboratoires au moment où ces derniers créeront leurs entreprises. Les crédits d’impôt-recherche seront crédités à Génovation, qui les reversera aux sociétés, une fois celles-ci formées. Charles Beigbeder ambitionne de lever dans ce cadre 20 millions d’euros en 2011 et autant en 2013.
Plus d'articles du même thème
-
La remontada d’Intel illustre le retour en grâce boursier des semi-conducteurs
Intel a grimpé de 24% en Bourse vendredi 24 avril, et de 134% depuis début janvier. Il profite du retour en grâce des processeurs CPU. Le secteur de semi-conducteurs fait presque office de valeur refuge dans un contexte géopolitique incertain. -
La Fed va commencer à préparer l’après Jerome Powell
La réunion du dernier FOMC puis la dernière conférence de presse présidées par Jerome Powell seront scrutées de près mercredi. Moins pour la décision d’un très probable statu quo que pour les messages qui en ressortiront sur le positionnement plus ou moins restrictif de la Fed avant l’arrivée de Kevin Warsh. -
Bercy ajoute le Vietnam à la liste des Etats non coopératifs en matière fiscale
A contrario, les Fidji, les Samoa et Trinité-et-Tobago quittent cette liste.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Contenu de nos partenaires
-
EditorialRapport Alloncle sur l'audiovisuel public : une publication bienvenue
Sur le fond, sauf à considérer France Télés et Radio France intouchables, les préconisations qui ont fuité ne méritent pas les cris d'orfraie relayés avec complaisance -
Course contre la montreEt si le blocus de Trump faisait plier l'Iran ?
L'Iran pourrait subir une vraie asphyxie économique à cause du blocage de ses ports par les Etats-Unis. Jusqu'à pousser le régime à négocier ? Seulement si Téhéran cède avant Washington... -
Du balaiForvia s'allège de sa division équipements intérieurs, cédée à Apollo
Très endetté (6 milliards d’euros, soit 1,7 fois l’Ebitda ajusté, à fin 2025), l'équipementier automobile Forvia (ex Faurecia) va vendre sa division d’aménagements intérieurs (planches de bord, panneaux de porte...) au gestionnaire d’actifs américain Apollo, pour 1,82 milliard d’euros. L’opération va lui permettre d’alléger son bilan. La dette sera ainsi ramenée à 4,5 milliards.