La demande locative de bureaux flanche au premier trimestre
Les conséquences de la crise du Covid-19 sur le marché de l’immobilier commencent à se voir dans les chiffres. Malgré un confinement qui a débuté seulement mi-mars, la demande placée de bureaux en Ile-de-France n’atteint que 340.300 m2, soit une chute de 37% par rapport au premier trimestre 2019, selon les statistiques du GIE Immostat publiées mardi pour le premier trimestre. Il faut remonter à 2004 pour trouver un pire trimestre.
L’offre immédiate de bureaux disponible s’établit à 2.916.000 m2 au 31 mars, en très légère hausse par rapport à fin 2019.
Pour l’instant, les loueurs gardent la main sur les prix puisque, sur la base des transactions du trimestre, les loyers moyens continuent de croître à 404 euros HT HC/m²/an pour les biens de seconde main (+5% sur un an) et 408 euros HT HC/m²/an pour les biens neufs ou restructurés (+4% sur un an). Le loyer facial ne tient cependant pas compte des mesures d’accompagnement, qui remontaient déjà à 20,8% au trimestre précédent, et dont le niveau au T1 2020 pourrait être supérieur lorsqu’il sera publié début mai.
En revanche, après une année 2019 record, l’immobilier d’entreprise en Ile-de-France a continué à attirer les investisseurs, selon Immostat. Les investissements, pour la plupart initiés avant la crise sanitaire, ont ainsi atteint 5,3 milliards d’euros, +89% par rapport au premier de l’année 2019, qui s’était conclue sur un record de 26,9 milliards d’euros. Il s’agit du meilleur début d’année depuis 2007.
Les secteurs Paris Quartier Central des Affaires (QCA) et le croissant Ouest La Défense ont représenté les deux tiers des investissements. Le prix moyen des bureaux achetés en Ile-de-France au cours du T1 2020 s’élève à 7.850 euros/m2 (droits inclus), soit une hausse de +16% en un an, surtout portée par le secteur Paris QCA (17.221 euros/m2).
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