La croissance en zone euro et en France surprend favorablement
La croissance économique de la zone euro a été supérieure aux attentes au premier trimestre, montre la première estimation publiée ce matin par Eurostat. Le produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a augmenté de 0,6% par rapport au trimestre précédent et de 1,6% par rapport aux trois premiers mois de l’an dernier. La croissance de la zone euro marque ainsi une nette accélération par rapport à la fin 2015 puisque la croissance de la période octobre-décembre n’avait été que de 0,3%. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,4% par rapport au dernier trimestre 2015 et de 1,4% sur un an. Pour l’ensemble de l’Union européenne, la croissance du premier trimestre est estimée à 0,5% par rapport aux trois mois précédents et à 1,7% par rapport à janvier-mars 2015, précise Eurostat. L’estimation «flash» du PIB n’inclut pas de données détaillées par PIB, qui figureront dans la deuxième estimation, prévue le 13 mai.
En France, la croissance de l'économie a également accéléré au premier trimestre, grâce à la consommation des ménages, qui n’avait pas progressé autant depuis fin 2004, et au dynamisme de l’investissement des entreprises. L’Insee a fait état en première estimation d’une hausse de 0,5% du produit intérieur brut sur janvier-mars, là où les économistes attendaient +0,4%, tout en confirmant celle de 0,3% enregistrée au dernier trimestre 2015. Les dépenses de consommation des ménages, le premier moteur traditionnel de l'économie française, ont rebondi de 1,2% sur le trimestre, soit leur plus forte hausse depuis fin 2004, en contrecoup de leur quasi-stagnation de l’automne. Dans le même temps, l’investissement des entreprises s’est accru de 1,6%, dépassant, en valeur absolue, le record établi au premier trimestre 2008, avant la crise. Avec les dépenses des ménages et l’investissement, la contribution de la demande intérieure finale à la croissance du trimestre a été positive de 0,9 point, soit un plus haut depuis fin 2006. A l’inverse, le commerce extérieur a contribué négativement au PIB pour le troisième trimestre consécutif, du fait d’une baisse des exportations pendant que les importations, souvent corrélées à la consommation, progressaient. L’autre point noir reste l’investissement des ménages, en baisse continue depuis maintenant près de trois ans et à des plus bas depuis 1998, dont l'évolution (0,2%) tarde à concrétiser l’embellie constatée sur le marché immobilier.
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