La CDC pose ses jalons dans le dossier Banque publique d’investissement
La Caisse des dépôts fait son lobbying et se verrait bien diriger le holding aux côtés de l’Etat en gardant le contrôle des équipes de gestion
Publié le
Alexandre Garabedian
La future Banque publique d’investissement (BPI) provoque déjà un lobbying intense. En attendant les conclusions fin juillet de la «mission de préfiguration» que Bercy a lancée, les différents acteurs concernés par le projet de François Hollande – Caisse des dépôts, Oséo, FSI – se positionnent pour prendre la main sur l’organigramme. La CDC, en particulier, fait circuler une présentation à destination des parlementaires, dont L’Agefi a pris connaissance.
La conclusion ne surprendra guère: l’institution de la rue de Lille se juge la mieux placée pour diriger la BPI. Organigramme à l’appui, elle se verrait bien coactionnaire avec l’Etat du holding qui coiffera la Banque publique, ce qui aurait les mérites d’une «gouvernance simple» et permettrait de «redonner à l’Etat son rôle de stratège et d’affectation des moyens». Dans le métier de l’investissement en fonds propres, la Caisse des dépôts préconise que la BPI fonctionne par programmes délégués à des équipes de gestion.
Ces dernières seraient regroupées dans une société, BPI Capital Gestion, directement contrôlée par la CDC, et qui exercerait de la gestion sous mandat pour le compte de la Banque publique. Quatre équipes spécialisées seraient constituées: fonds de fonds, investissement direct dans les PME, dans les ETI, et dans les régions.
Dans le schéma proposé, le Fonds stratégique d’investissement, filiale à 51% de la CDC, brille par son absence. Rien n’est dit non plus sur le sort des grandes participations industrielles qu’il porte. Le bilan dressé par la Caisse de la situation actuelle apparaît d’ailleurs assez critique vis-à-vis du FSI, dont Nicolas Sarkozy avait imposé la création. Le Fonds cumule plusieurs rôles, et la politique de financement des PME se décide dans son conseil d’administration, une gouvernance que la CDC juge «inadaptée à une politique industrielle».
Plus largement, la note pointe du doigt «une sédimentation d’activités sans priorités claires» et «des objectifs contradictoires».
Enfin, la Caisse se livre à quelques comparaisons à son avantage: avec un effectif de 100 personnes, CDC Entreprises a financé 835 PME en 2011 pour 1,24 milliard d’euros en jouant sur un effet de levier de six fois les capitaux décaissés. Le FSI (60 personnes) a engagé 1,15 milliard dans une vingtaine d’entreprises.
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