La Cades boucle à bon compte son programme de financement 2014
En bouclant dès la mi-février la moitié de son programme annuel de financement 2014 à moyen et long terme, la Caisse d’amortissement de la dette sociale, la Cades, s’était offert une confortable longueur d’avance. Entamé sur les chapeaux de roue, l’exercice 2014 se poursuit sereinement avec l’annonce hier du placement la veille d’un emprunt de 5 milliards d’euros d’une maturité de 10 ans (au 25 novembre 2024).
Le prix de l’émission de coupon 1,375% a été fixé à 99,32%, faisant ressortir un rendement 1,447% soit un écart de 9 points de base au-dessus du taux de l’OAT 1,75% d’échéance novembre 2024. Un spread digne de «ceux observés autrefois, avant la crise», se félicite le président de la Cades, Patrice Ract Madoux. De quoi abaisser encore le coût moyen de la dette sociale, qui s’établissait à 2,44% au 31 août dernier.
La Cades, qui précise qu’il s’agit de «l’émission la plus importante réalisée sur cette maturité depuis sa création en 1996», avait pour l’occasion mandaté Barclays, BNP Paribas, Deutsche Bank et SG CIB en tant que chefs de file, épaulés en tant que co-chefs de file par les groupes allemands DZ Bank, Helaba, LBBW et Nord LB. L’émetteur s’est targué d’une demande «exceptionnelle» permettant de constituer «en moins de 24 heures» un livre d’ordres «de plus de 7 milliards d’euros». Les investisseurs asiatiques ont tout particulièrement exprimé leur confiance, s’octroyant 40% du placement (49% lors du placement à 5 ans en février). Ils devancent les français avec 16% et les autres européens (notamment Royaume-Uni et Irlande 15%, Allemagne et Autriche 13%, Benelux 8%). La typologie des investisseurs retenus place en tête les banques centrales et autres institutions officielles pour 42% de l’emprunt, suivies par les banques (37%), les gestionnaires d’actifs (14%) et les compagnies d’assurance (7%).
Après avoir émis l’an dernier 15,1 milliards d’euros à moyen et long terme, l'établissement chargé d’amortir la dette héritée des déficits sociaux en France souligne avoir désormais levé depuis le 1er janvier 2014 plus de 17,45 milliards sur le marché, soit la quasi-totalité du programme de financement de 15 à 18 milliards défini pour l’ensemble de l’exercice. Le plafond ne sera «a priori pas dépassé», ce qui laisse à la Cades «l’opportunité de réaliser quelques petites opérations», selon son président.
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