Financière de Courcelles se structure et regarde à l'étranger
Alors que le marché des fusions-acquisitions donne des signes de reprise,Financière de Courcelles veut se relancer. Après plusieurs années de travail, la maison fondée en 1928 a renouvelé ses équipes et veut poursuivre sa modernisation.
Du fait de la concentration progressive de l’entreprise dans les mains d’un seul homme, à la fois actionnaire et dealmaker, après-guerre, Financière de Courcelles s’est révélée peu adaptée aux techniques et tendances émergentes, comme l’arrivée des fonds d’investissement et des grandes banques d’investissement américaines, le retour d’acteurs français et britanniques et leur savoir-faire en lobbying.
La période où le réseau personnel générait des affaires de lui-même prenait fin. Dominique Auburtin, son PDG depuis 2007, a donc mis en place une démarche plus proactive ces dernières années et voulu mieux pénétrer les secteurs en recrutant des talents qui pouvaient apporter leur expertise, au-delà de leur carnet d’adresses.
Christiane Marcellier (ex-Paribas, Caisse d’Epargne et ABN Amro) a notamment rejoint l’établissement en qualité de DG adjoint , avec pour mission d’accélérer son développement. Dernier renfort en date, Jean-Bernard Mateu, du cabinet Equinox Consulting, rejoint également l’établissement en tant que senior advisor et intègre son «collège de développement». Il a été choisi pour son passé au sein du comité exécutif de Natixis et pour sa connaissance du tissu lyonnais, après deux ans passés à la tête de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes. D’autres recrutements d’envergure sont en cours.
Au cours de ce processus, Financière de Courcelles s’est dotée d’un collège de développement qui identifie les stratégies sectorielles pour ses clients, et d’un «bureau d’études», pour l’exécution des opérations.
L’établissement s’estime bien placé dans les secteurs de la finance, la santé, l’agroalimentaire, l’hôtellerie et le luxe. Il a conseillé quatre opérations cette année, dont le management buy-out sur Coméca et la cession de FBI par Saica à Moulinvest. Le cœur de cible est constitué de sociétés comprises entre 10 et 150 millions d’euros de valeur.
Autre ambition, l’étranger: Financière de Courcelles veut relancer le réseau international Global M&A Partners, mis en place dans les années 80 et couvrant 50 pays via 38 firmes. Mais elle veut aller plus loin en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie, en y nommant ses propres senior advisors.
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