Exor, la société d’investissement de la famille Agnelli, a annoncé lundi avoir accepté de vendre la société de conseil en immobilier d’entreprise Cushman & Wakefield à sa concurrente DTZ pour 2,04 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) dette comprise. DTZ, qui compte comme actionnaires le fonds TPG, PAG Asia Capital et le fonds de pension des enseignants de l’Ontario OTPP, fusionnera avec Cushman & Wakefield sous la marque de ce dernier.
L’opération crée un géant mondial de 5,5 milliards de dollars de revenus, qui gère plus de 4 milliards de mètres carrés de surface pour le compte de clients institutionnels, entreprises et particuliers. Exor, qui contrôlait jusqu'à présent 80,1% du capital de Cushman & Wakefield (75% après dilution), réalise une juteuse opération huit ans après son entrée au capital de la société: le produit net de la vente représente 1,28 milliard et la plus-value en capital 722 millions de dollars pour le holding. Ce dernier avait déboursé 565,4 millions de dollars pour en prendre le contrôle en 2007.
Le conseil d’administration de Cushman & Wakefield avait indiqué le 3 mars avoir mandaté un mois plus tôt les banques d’affaires Goldman Sachs et Morgan Stanley pour examiner plusieurs offres d’achat. Le chinois Fosun avait été cité à plusieurs reprise comme repreneur potentiel, sans jamais que son nom ait été confirmé par Exor.
Les analystes de Bank of America (BofA) ont analysé l'impact des modifications des exigences de fonds propres Solvabilité 2 entrées en vigueur en mars pour une application en 2027. Cette réforme profitera surtout aux notations AAA et, dans une moindre mesure, aux notations AA.
La banque britannique voit ses résultats portés par les marchés d’actions. Une nouvelle annonce de programme de rachat de titres et le léger relèvement des objectifs annuels de revenus n'ont pas suffi à convaincre les investisseurs alors que le titre avait progressé sur un an de l'ordre de 47%.
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