EFG Financial Products ouvre un bureau à Paris pour ses produits structurés
EFG Financial Products (EFG FP) avance ses pions en Europe. Sa filiale européenne basée à Francfort a officialisé hier l’ouverture d’une succursale à Paris, après en avoir déjà ouvert une à Londres et avant celle de Madrid.
Régulé par la BaFin, EFG FP Europe peut désormais proposer ses produits structurés listés à Francfort aux investisseurs européens qualifiés et veut devenir «un acteur incontournable sur le marché français». Un métier dont il est déjà l’un des leaders en Suisse après quatre ans d’existence puisqu’à fin octobre, il était le deuxième émetteur de produits structurés listés sur SIX Swiss Exchange, derrière Vontobel.
Alors que cette classe d’actifs est souvent qualifiée de «boîte noire», les rapports des produits d’EFG FP sont mis à jour quotidiennement pour informer l’investisseur sur la valeur de son produit et de ses sous-jacents, sur la probabilité de toucher une barrière ainsi que sur la sensibilité. En cas d’événement dans la vie du produit (détachement de coupon, barrière activée…), les investisseurs sont immédiatement prévenus par courrier électronique afin d'être en permanence informé sur ses risques. Le groupe compte sur cet accompagnement sur le marché secondaire pour séduire la clientèle.
EFG FP entend également se différencier par le recours à un système de garantie par nantissement permettant d’annuler le risque de contrepartie, appelé Cosi (collateral secured instruments) et développé sur le SIX Swiss Exchange. Lors de l’émission sur le marché primaire, du collatéral est déposé par l’émetteur auprès de la Bourse suisse pour un montant identique à la valeur du produit structuré, via des titres ou du numéraire. Et l’émetteur doit quotidiennement ajuster son collatéral en fonction des fluctuations de la valeur du produit Cosi ou des sûretés déposées.
Parmi les titres nantis, sont uniquement acceptés en collatéral les garanties reconnues par la Banque nationale suisse et la Banque centrale européenne, et les actions qui composent des indices reconnus. En cas de défaut, l’investisseur peut ainsi récupérer le manque à gagner sous 30 jours. «C’est une meilleure alternative que les CDS pour se protéger contre le risque», assure Jan Schoch, le PDG d’EFG FP.
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