Des anciens de Natixis Private Equity créent Veymont Capital Partners
Une nouvelle société de capital investissement, Veymont Capital Partners (Veymont), a vu le jour. Des anciens de Natixis Private Equity (NPE) International, François Feige et Jos Houben, ont créé fin 2011 leur société en rachetant en secondaire une part du portefeuille hollandais de la filiale de capital investissement de Natixis. Cette filiale avait été en partie démantelée dans le sillage du recentrage opéré sur la gestion pour compte de tiers.
Veymont «réalise des investissements axés sur les besoins fondamentaux de la population en produits et services. Une première plate-forme dédiée à la santé a été constituée et comprend six lignes», dont MentaalBetter héritée de NPE, indique François Feige. La plate-forme réalise un chiffre d’affaires agrégé de 80 millions d’euros, pour un résultat net de 10%.
Une nouvelle plate-forme, axée sur l’eau, a vocation à être créée. Alors que la levée de capitaux est en cours, Veymont sollicite ses investisseurs, principalement des family offices, au cas par cas. «Le monde a changé. Les investisseurs ne souhaitent plus engager de gros montants sur des périodes de sept à dix ans et ne sont plus prêts à payer d’importants frais de gestion», estime François Feige. Par ailleurs, «en cas de cession d’une société, le fonds retourne le capital aux investisseurs, mais ces derniers sont souvent contraints d’attendre la fin de la période d’investissement du fonds pour percevoir les fruits de la cession », poursuit le professionnel. Dans un contexte de levée difficile, plusieurs fonds ont opté pour cette solution, à l’image de Duke Street ou Motion Equity Partners (ex Cognetas).
Veymont cible des sociétés réalisant un chiffre d’affaires de l’ordre de 30 à 50 millions d’euros, pour un ticket unitaire de 5 à 15 millions d’euros via des prises de participation minoritaire ou majoritaire. Le périmètre géographique est axé sur la France et le Benelux. «Notre logique, de type buy and build, est de réaliser des acquisitions en Europe, pour ensuite aller chercher de la croissance dans les pays émergents», relève François Feige.
Aux côtés des deux dirigeants, François Feige et Jos Houben, deux autres anciens de NPE viennent compléter l’équipe. Chris van Ouwerkerk occupe le poste de directeur financier et Antal van der Laken s’occupe des aspects juridiques.
Plus d'articles du même thème
-
Le choc sur les taux préoccupe les gérants crédit
Le Panel Crédit de L’Agefi se montre d’autant plus prudent sur les spreads, ce mois-ci, que la forte hausse des taux souverains commence à avoir un impact qui incite à la sélectivité. -
Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
Les Bourses japonaises et américaines devraient à peine progresser sur les six prochains mois. Paris dispose de près de 4% de potentiel de hausse, juste de quoi effacer le retard accumulé depuis le début de l’année. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
Contenu de nos partenaires
-
DivanLycées, dette, budget : la France au bord du burn-out
L'accumulation inédite de crises intenses est révélatrice de l'attitude des Français face à l'école, au travail, à la politique, et à un modèle social qui n'a plus les moyens -
EditorialLycéens, actifs, retraités : la guerre des trois aura-t-elle lieu ?
Rien de ressoude plus une société divisée qu’un ennemi commun. Or, cet ennemi existe : c’est la dette ! -
Passage en caisseLycées bloqués et émeutes : qui va payer la casse ?
Le mouvement lycéen entamé le 21 septembre dernier ne faiblit pas et vire souvent aux émeutes urbaines. Face à la casse, collectivités, Etat, régions, et contribuables s'inquiètent de devoir payer la facture