De nombreux pays crispés face au variant Omicron
La découverte d’un nouveau variant du Covid-19 en Afrique du Sud a ravivé ce week-end les craintes d’une reprise encore plus forte de la pandémie. Ce nouveau variant «Omicron» (ou ou B.1.1.529) a été identifié jeudi dernier par des chercheurs sud-africains.
Résultat : sur tous les continents, de nombreux pays se ferment aux pays de l’Afrique australe, tels l’Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie et le Mozambique. Ils durcissent aussi les règles d’entrée pour tous les voyageurs. Les Etats-Unis, qui venaient de rouvrir leurs frontières au monde entier début novembre, referment celles-ci à partir de lundi aux voyageurs venant de cette région du monde. Tout comme l’Australie, les pays du Golfe, le Maroc et de nombreux Etats européens. Israël, depuis ce dimanche minuit, interdit l’entrée de tous les étrangers sur son territoire pour 15 jours, et impose à ses ressortissants vaccinés un test PCR et trois jours d’isolement (sept pour les non-vaccinés).
La découverte du variant Omicron a été jugée «préoccupante» vendredi par l’Organisation mondiale de la santé. Il pourrait présenter « un risque accru de réinfection » par rapport aux autres variants dont le Delta. Mais beaucoup d’inconnues demeurent sur son degré de dangerosité et sa résistance aux vaccins existants.
Des cas de ce nouveau variant venant de voyageurs en provenance d’Afrique australe ont déjà été identifiés en Afrique, en Asie, dans le Pacifique et en Europe. Dimanche, des cas avaient été diagnostiqués en Australie, à Hong Kong, et dans de nombreux pays européens, notamment aux Pays-Bas, au Danemark, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Allemagne.
« C’est une course contre la montre », a souligné la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen dimanche à Riga, appelant les populations à se faire vacciner. Elle a indiqué qu’un contrat signé cet été par la Commission européenne avec la coentreprise BioNTech-Pfizer pour 1,8 milliard de doses de vaccin incluait une clause prévoyant le cas d’un variant échappant au vaccin existant. Le laboratoire s’engagerait alors à être en mesure d’adapter son vaccin dans les 100 jours.
Le nouveau variant suscite aussi des craintes pour la reprise économique mondiale, après une journée noire vendredi pour les cours du pétrole et les indices boursiers. Outre Atlantique, Wall Street a corrigé vendredi en clôture. Le Dow Jones a terminé en baisse de 2,5%. L’indice S&P 500 a accentué son repli à 2,3%. Le Nasdaq a perdu 1%. Les marchés européens ont aussi accentué leurs pertes vendredi : l’indice Euro Stoxx 50 a chuté de 4,7%. Et le CAC 40 de 4,75%.
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